
Ferro Bally critique la stratégie du pouvoir concernant la nationalité de Tidjane Thiam © Crédit photo DR
Question de nationalité des candidats en Côte d'Ivoire : le journaliste Ferro Bally prend position dans le débat qui s'intensifie à l'approche de la présidentielle. Dans une publication largement partagée, il dénonce les attaques visant Tidjane Thiam et met en garde contre un retour des "vieux démons" de la politique ivoirienne.
"Le pouvoir ne se rend pas compte qu'il se tire une balle dans le pied, en remuant le couteau dans la plaie non guérie des nationalités", affirme-t-il en référence à la polémique persistante malgré la renonciation du président du PDCI-RDA à sa nationalité française le 19 mars 2025.
"Le pouvoir ne se rend pas compte qu'il se tire une balle dans le pied, en remuant le couteau dans la plaie non guérie des nationalités", affirme-t-il en référence à la polémique persistante malgré la renonciation du président du PDCI-RDA à sa nationalité française le 19 mars 2025.
Une cible politique identifiée
Pour Ferro Bally, la stratégie contre Tidjane Thiam est clairement établie et dépasse le simple cadre légal. "C'est un plan commun et un tir groupé, y compris de responsables du PDCI-RDA. Militants du RHDP, partisans d'Alassane Ouattara, journalistes-militants, mercenaires et activistes ont dans leur collimateur Cheick Tidjane Thiam", écrit-il.
Le journaliste relève une différence de traitement entre les candidats ayant renoncé à leur double nationalité. "Jean-Louis Billon, son rival au PDCI-RDA pour bénéficier de la bannière du parti à l'effet de défendre ses couleurs à la présidentielle du 25 octobre 2025, traverse la même situation. Il a, lui aussi, renoncé à la nationalité hexagonale, le 7 mars, mais il ne suscite aucune vague et est ménagé", observe-t-il.
Ferro Bally établit un parallèle direct avec les controverses passées sur la nationalité d'Alassane Ouattara. "Quand, depuis la mort de Félix Houphouët-Boigny, la question de la nationalité voltaïque (aujourd'hui burkinabé) d'Alassane Ouattara s'est posée, la ligne de défense était simple. Ses frères Gaoussou et Téné Birahima Ouattara étant Ivoiriens pur sang, Alassane ne peut être qu'Ivoirien", rappelle-t-il.
Il souligne alors ce qu'il considère comme une contradiction : "Pourtant, le père et la mère de Tidjane Thiam sont Ivoiriens. Ses frères et sœurs sont Ivoiriens. Mieux, d'Houphouët-Boigny à Alassane Ouattara, un membre de la famille, à commencer par le père Amadou Thiam, a été ou est ministre sous les cinq différents régimes."
Le journaliste relève une différence de traitement entre les candidats ayant renoncé à leur double nationalité. "Jean-Louis Billon, son rival au PDCI-RDA pour bénéficier de la bannière du parti à l'effet de défendre ses couleurs à la présidentielle du 25 octobre 2025, traverse la même situation. Il a, lui aussi, renoncé à la nationalité hexagonale, le 7 mars, mais il ne suscite aucune vague et est ménagé", observe-t-il.
Ferro Bally établit un parallèle direct avec les controverses passées sur la nationalité d'Alassane Ouattara. "Quand, depuis la mort de Félix Houphouët-Boigny, la question de la nationalité voltaïque (aujourd'hui burkinabé) d'Alassane Ouattara s'est posée, la ligne de défense était simple. Ses frères Gaoussou et Téné Birahima Ouattara étant Ivoiriens pur sang, Alassane ne peut être qu'Ivoirien", rappelle-t-il.
Il souligne alors ce qu'il considère comme une contradiction : "Pourtant, le père et la mère de Tidjane Thiam sont Ivoiriens. Ses frères et sœurs sont Ivoiriens. Mieux, d'Houphouët-Boigny à Alassane Ouattara, un membre de la famille, à commencer par le père Amadou Thiam, a été ou est ministre sous les cinq différents régimes."
Un risque d'escalade politique
Le journaliste évoque également la réaction du PPA-CI qui entend riposter par les mêmes moyens. Selon ses propos, le parti de Laurent Gbagbo, par la voix de son président exécutif Sébastien Dano Djédjé, a annoncé qu'il "engagerait, durant le contentieux, un recours en radiation du chef de l'État de la liste électorale".
De Ferro rappelle certains éléments historiques concernant le président Ouattara : "Il est avéré qu'après ses études secondaires à Bobo-Dioulasso et Ouagadougou (Burkina Faso), il a bénéficié d'une bourse alors voltaïque" et "a été recruté, à la fin de ses études universitaires aux États-Unis d'Amérique, au FMI et à la BCEAO, comme chargé de mission et vice-gouverneur comme Voltaïque".
À sept mois de l'élection présidentielle prévue le 25 octobre 2025, le journaliste conclut en avertissant que "les campagnes de Tidjane-bashing ouvrent la boîte de Pandore" et que le RHDP et ses alliés "jouent ainsi et par mégarde avec le feu. Et c'est le serpent qui se mord la queue."
De Ferro rappelle certains éléments historiques concernant le président Ouattara : "Il est avéré qu'après ses études secondaires à Bobo-Dioulasso et Ouagadougou (Burkina Faso), il a bénéficié d'une bourse alors voltaïque" et "a été recruté, à la fin de ses études universitaires aux États-Unis d'Amérique, au FMI et à la BCEAO, comme chargé de mission et vice-gouverneur comme Voltaïque".
À sept mois de l'élection présidentielle prévue le 25 octobre 2025, le journaliste conclut en avertissant que "les campagnes de Tidjane-bashing ouvrent la boîte de Pandore" et que le RHDP et ses alliés "jouent ainsi et par mégarde avec le feu. Et c'est le serpent qui se mord la queue."