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Elections inclusives 2025 : Adjoumani répond aux évêques de Côte d'Ivoire

Mercredi 2 Avril 2025

Adjoumani, le porte-parole du RHDP, a réagi ce 2 avril 2025 au communiqué des évêques sur la présidentielle de 2025 en distinguant l'inclusivité des partis et celle des individus.


Le ministre d'État Kobenan Kouassi Adjoumani a apporté le soutien du RHDP à la demande d'élections inclusives formulée par les évêques de Côte d'Ivoire. Lors de la conférence de presse du 2 avril 2025, le porte-parole principal du parti présidentiel a toutefois tenu à préciser sa conception de l'inclusivité électorale.

"Moi, je suis parfaitement d'accord avec ce que les évêques ont dit. Mais il ne faudrait pas faire des amalgames. L'inclusivité n'est pas par rapport à des individus", a déclaré Kobenan Kouassi Adjoumani en réponse à une question sur le récent communiqué de l'épiscopat ivoirien.

L'exemple sénégalais comme modèle

Le porte-parole du RHDP a cité l'exemple récent du Sénégal pour étayer sa vision de l'inclusivité électorale. "Nous avons vu Sonko qui était le candidat le plus redoutable et le plus redouté lors des élections présidentielles. Mais en raison des difficultés qu'il connaissait et qui ne lui permettaient pas d'être candidat, il a choisi un autre candidat, donc une candidature de substitution", a-t-il rappelé.

Ce parallèle avec le Sénégal vise clairement à suggérer que les partis d'opposition ivoiriens, notamment le PDCI et le PPA-CI, pourraient présenter des candidats alternatifs si Tidjane Thiam et Laurent Gbagbo étaient empêchés de participer au scrutin.

"Ce que nous demandons au parti, c'est de ne pas nous priver d'une élection inclusive, parce que nous souhaitons qu'il y ait une élection inclusive, mais qui s'étende à tous les partis", a précisé le ministre. Il a ajouté: "Maintenant, s'il y a des partis qui sont focalisés sur des individualités qui empêchent que leur parti ait des candidats, c'est ceux-là qui vont nous priver de cette inclusivité".

Responsabilité des partis d'opposition

En évoquant la possibilité de candidatures de substitution, Kobenan Kouassi Adjoumani a clairement fait porter la responsabilité d'une éventuelle non-inclusivité sur les partis d'opposition eux-mêmes. Cette position a été renforcée par l'intervention de Mamadou Touré, porte-parole adjoint, qui a rappelé que "c'est pas Alassane Ouattara qui a fait que le président Bédié n'a pas pu être candidat" en 2020.

"Leur candidature avait été acceptée par le conseil constitutionnel mais ils ont décidé de façon délibérée de ne pas participer aux élections", a-t-il ajouté, avant de conclure: "C'est pour ça que le ministre dit qu'il ne faudrait pas que ses leaders privent les Ivoiriens d'élections inclusives".

À la question d'un journaliste qui demandait si cette position était une invitation déguisée au PDCI et au PPA-CI à renoncer à leurs candidats naturels, Kobenan Kouassi Adjoumani n'a pas répondu directement. Il a néanmoins réaffirmé que l'inclusivité devait se faire "conformément à la loi et à l'état du droit, comme ça se fait partout dans le monde".

Le porte-parole du RHDP a également précisé que son parti était favorable à "des élections transparentes" où les militants sont invités à "observer la liberté des uns et des autres" et à faire en sorte "qu'il n'y ait pas de bruit à l'occasion de ces élections".

Le ministre d'État a conclu en évoquant les conditions pour des élections apaisées: respect de la loi électorale, responsabilité des acteurs politiques et rejet des discours de haine, dans un appel à peine voilé à la responsabilité des partis d'opposition.

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