Nationalité des candidats à l'élection présidentielle ivoirienne : le débat s'intensifie à sept mois du scrutin. Ferro Bally a pris position sur ce sujet, dénonçant ce qu'elle qualifie de "plan commun et tir groupé" visant le président du PDCI-RDA, Tidjane Thiam, malgré sa renonciation à la nationalité française.
"Militants du RHDP, partisans d'Alassane Ouattara, journalistes-militants, mercenaires et activistes ont dans leur collimateur Cheick Tidjane Thiam. Et même après sa renonciation, le 19 mars 2025, à la nationalité française, la polémique ne faiblit pas", affirme le journaliste dans une publication largement relayée sur les réseaux sociaux.
"Militants du RHDP, partisans d'Alassane Ouattara, journalistes-militants, mercenaires et activistes ont dans leur collimateur Cheick Tidjane Thiam. Et même après sa renonciation, le 19 mars 2025, à la nationalité française, la polémique ne faiblit pas", affirme le journaliste dans une publication largement relayée sur les réseaux sociaux.
Traitement différencié des candidats
Ferro Bally relève une différence de traitement entre Tidjane Thiam et Jean-Louis Billon, autre cadre du PDCI-RDA, tous deux ayant renoncé à leur nationalité française. "Jean-Louis Billon traverse la même situation. Il a, lui aussi, renoncé à la nationalité hexagonale, le 7 mars, mais il ne suscite aucune vague et est ménagé", souligne-t-elle.
Pour le journaliste, cette différence s'explique par le fait que "Tidjane Thiam représente l'homme à abattre. Il incarne un vrai danger qui menace le régime en place". Elle met en garde contre les conséquences de cette stratégie : "Le pouvoir ne se rend pas compte qu'il se tire une balle dans le pied, en remuant le couteau dans la plaie non guérie des nationalités."
Pour le journaliste, cette différence s'explique par le fait que "Tidjane Thiam représente l'homme à abattre. Il incarne un vrai danger qui menace le régime en place". Elle met en garde contre les conséquences de cette stratégie : "Le pouvoir ne se rend pas compte qu'il se tire une balle dans le pied, en remuant le couteau dans la plaie non guérie des nationalités."
Rappel des controverses passées
Le journaliste établit un parallèle avec les questions qui ont entouré la nationalité du président Alassane Ouattara par le passé. "Quand, depuis la mort de Félix Houphouët-Boigny, la question de la nationalité voltaïque (aujourd'hui burkinabé) d'Alassane Ouattara s'est posée, la ligne de défense était simple. Ses frères étant Ivoiriens pur sang, Alassane ne peut être qu'Ivoirien", rappelle-t-elle.
Il souligne alors l'incohérence de cette argumentation au regard du cas de Tidjane Thiam : "Pourtant, le père et la mère de Tidjane Thiam sont Ivoiriens. Ses frères et sœurs sont Ivoiriens. Mieux, d'Houphouët-Boigny à Alassane Ouattara, un membre de la famille, à commencer par le père Amadou Thiam, a été ou est ministre sous les cinq différents régimes."
Il souligne alors l'incohérence de cette argumentation au regard du cas de Tidjane Thiam : "Pourtant, le père et la mère de Tidjane Thiam sont Ivoiriens. Ses frères et sœurs sont Ivoiriens. Mieux, d'Houphouët-Boigny à Alassane Ouattara, un membre de la famille, à commencer par le père Amadou Thiam, a été ou est ministre sous les cinq différents régimes."
Réactions politiques et risques
Ferro Bally évoque également la réaction du PPA-CI dans ce contexte. Selon lui, Sébastien Dano Djédjé, président exécutif du parti, a déclaré : "Si un leader politique responsable ne mérite pas de figurer sur la liste électorale, c'est bien le président Alassane Ouattara," en réponse à la radiation de Laurent Gbagbo de la liste électorale.
Le journaliste conclut en mettant en garde contre les risques de cette stratégie : "En manœuvrant pour écarter tous les candidats de poids au profit de l'exclusion qu'ils dénonçaient, en maniant, avec légèreté, le sujet de la nationalité, revendiquant des articles du Code de la nationalité ivoirienne, le RHDP et ses affidés jouent ainsi et par mégarde avec le feu."
À sept mois de l'élection présidentielle prévue le 25 octobre 2025, le débat sur la nationalité des candidats ravive des tensions politiques qui ont marqué l'histoire récente de la Côte d'Ivoire.
Le journaliste conclut en mettant en garde contre les risques de cette stratégie : "En manœuvrant pour écarter tous les candidats de poids au profit de l'exclusion qu'ils dénonçaient, en maniant, avec légèreté, le sujet de la nationalité, revendiquant des articles du Code de la nationalité ivoirienne, le RHDP et ses affidés jouent ainsi et par mégarde avec le feu."
À sept mois de l'élection présidentielle prévue le 25 octobre 2025, le débat sur la nationalité des candidats ravive des tensions politiques qui ont marqué l'histoire récente de la Côte d'Ivoire.