
La Coalition pour l'Alternance Pacifique a identifié plusieurs irrégularités dans la liste électorale provisoire remise par la CEI le 17 mars © Crédit photo DR
La liste électorale provisoire pour les élections d'octobre 2025 fait l'objet de vives critiques de la part de la Coalition pour l'Alternance Pacifique en Côte d'Ivoire (CAP-CI). Dans une déclaration publiée ce jeudi 3 avril 2025, l'alliance de l'opposition dénonce plusieurs anomalies après analyse du document remis par la Commission Électorale Indépendante (CEI) le 17 mars dernier.
La déclaration, structurée en trois points - les faits, leur analyse et la position de la coalition - détaille les préoccupations de l'opposition concernant le processus électoral en cours. La CAP-CI affirme notamment que « la volonté de cette institution est de faire un passage en force, pour organiser le scrutin d'octobre 2025, sur des bases non consensuelles ».
La déclaration, structurée en trois points - les faits, leur analyse et la position de la coalition - détaille les préoccupations de l'opposition concernant le processus électoral en cours. La CAP-CI affirme notamment que « la volonté de cette institution est de faire un passage en force, pour organiser le scrutin d'octobre 2025, sur des bases non consensuelles ».
Les anomalies relevées
Selon l'analyse présentée par la CAP-CI, la liste électorale provisoire présente plusieurs défaillances techniques. « L'analyse de la liste électorale a montré que de nombreux électeurs n'ont pas une identité complète notamment au niveau de leur nom de famille, prénoms et de leur date et lieu de naissance ainsi que de leur filiation », indique la déclaration.
Les chiffres avancés par la coalition sont précis : « 5 014 479 électeurs ne respectent pas l'article 7 du code électoral en raison de l'absence de la date de naissance de leurs père et mère ». L'opposition signale également « des fraudes de doublon portant sur plus de 125 000 électeurs ».
La CAP-CI pointe également des incohérences dans les données : « Le manque de crédibilité et de fiabilité du système informatique de la CEI est criard allant jusqu'à enregistrer des électeurs plus âgés que leurs parents et des maternités biologiquement improbables avec des mères de moins de 10 ans et plus de 90 ans ». La coalition conclut que « le système de gestion des données électorales de la CEI est défaillant et ne garantit pas l'élaboration d'un fichier fiable et crédible ».
Les chiffres avancés par la coalition sont précis : « 5 014 479 électeurs ne respectent pas l'article 7 du code électoral en raison de l'absence de la date de naissance de leurs père et mère ». L'opposition signale également « des fraudes de doublon portant sur plus de 125 000 électeurs ».
La CAP-CI pointe également des incohérences dans les données : « Le manque de crédibilité et de fiabilité du système informatique de la CEI est criard allant jusqu'à enregistrer des électeurs plus âgés que leurs parents et des maternités biologiquement improbables avec des mères de moins de 10 ans et plus de 90 ans ». La coalition conclut que « le système de gestion des données électorales de la CEI est défaillant et ne garantit pas l'élaboration d'un fichier fiable et crédible ».
Revendications et positions
Face à ces constats, la CAP-CI formule plusieurs exigences. Elle demande « une réforme profonde de la CEI » avec « la création d'un nouvel Organe en charge des élections » qui serait « constitutionnellement protégé » et « composé de membres issus de la société civile et des organisations professionnelles ».
La coalition réclame également « la mise à plat de la liste électorale pour son audit et sa recomposition », « des sanctions contre les fraudeurs » et « une Révision de la Liste Électorale (RLE) en 2025 ». Elle appelle à « la convocation du dialogue politique entre le Gouvernement, les partis politiques et les organisations de la société civile ».
La déclaration aborde aussi la situation de personnalités politiques. La CAP-CI « exige la réintégration du Président Laurent Gbagbo, de l'ex-Président de l'Assemblée nationale Soro Kigbafori Guillaume et du Ministre Charles Blé Goudé sur la liste électorale ». Elle « s'oppose fermement à toute tentative d'éliminer Tidjane THIAM, Coordonnateur de la Conférence des Présidents de la Coalition » et « à toute candidature pour un quatrième mandat du Président de la République ».
La déclaration de la CAP-CI évoque également les conditions dans lesquelles s'est déroulée la remise de la liste électorale provisoire le 17 mars. La coalition mentionne « un impressionnant dispositif de policiers avec plusieurs cargos à l'intérieur du siège et sur un important périmètre autour du bâtiment » de la CEI.
Selon l'opposition, cette configuration « crée un climat de belligérance » et indique que « l'opposition et les organisations de la société civile ne sont pas perçus comme des partenaires, mais plutôt, comme des adversaires et une menace ». La CAP-CI rapporte que lors de cette rencontre, le président de la CEI « a violemment critiqué les partis politiques de l'opposition » et « n'a laissé aucune possibilité d'échanges ».
Cette situation illustre les tensions qui se développent à l'approche des élections d'octobre 2025, dans un contexte où l'opposition appelle à « créer un climat politique apaisé, condition indispensable pour garantir un scrutin sans tensions ».
La coalition réclame également « la mise à plat de la liste électorale pour son audit et sa recomposition », « des sanctions contre les fraudeurs » et « une Révision de la Liste Électorale (RLE) en 2025 ». Elle appelle à « la convocation du dialogue politique entre le Gouvernement, les partis politiques et les organisations de la société civile ».
La déclaration aborde aussi la situation de personnalités politiques. La CAP-CI « exige la réintégration du Président Laurent Gbagbo, de l'ex-Président de l'Assemblée nationale Soro Kigbafori Guillaume et du Ministre Charles Blé Goudé sur la liste électorale ». Elle « s'oppose fermement à toute tentative d'éliminer Tidjane THIAM, Coordonnateur de la Conférence des Présidents de la Coalition » et « à toute candidature pour un quatrième mandat du Président de la République ».
La déclaration de la CAP-CI évoque également les conditions dans lesquelles s'est déroulée la remise de la liste électorale provisoire le 17 mars. La coalition mentionne « un impressionnant dispositif de policiers avec plusieurs cargos à l'intérieur du siège et sur un important périmètre autour du bâtiment » de la CEI.
Selon l'opposition, cette configuration « crée un climat de belligérance » et indique que « l'opposition et les organisations de la société civile ne sont pas perçus comme des partenaires, mais plutôt, comme des adversaires et une menace ». La CAP-CI rapporte que lors de cette rencontre, le président de la CEI « a violemment critiqué les partis politiques de l'opposition » et « n'a laissé aucune possibilité d'échanges ».
Cette situation illustre les tensions qui se développent à l'approche des élections d'octobre 2025, dans un contexte où l'opposition appelle à « créer un climat politique apaisé, condition indispensable pour garantir un scrutin sans tensions ».