
Affaire Komé Bakary et Traoré Gnounvié : Assalé Tiémoko interpelle le Ministre de la Justice © Crédit photo DR
L'affaire foncière impliquant Komé Bakary prend une dimension politique nationale. Dans une lettre ouverte adressée au Ministre de la Justice, le député Assalé Tiémoko Antoine dénonce ce qu'il considère comme un traitement judiciaire à deux vitesses. Le parlementaire s'interroge sur l'absence de poursuites rigoureuses contre un individu accusé d'avoir falsifié les Sceaux de la République.
Cette interpellation s'inscrit dans un contexte où plusieurs plaintes ont été déposées contre Komé Bakary. L'homme est soupçonné d'avoir utilisé illégalement les Sceaux de la République dans le cadre d'un litige foncier, tout en bénéficiant apparemment d'un traitement judiciaire clément.
Cette interpellation s'inscrit dans un contexte où plusieurs plaintes ont été déposées contre Komé Bakary. L'homme est soupçonné d'avoir utilisé illégalement les Sceaux de la République dans le cadre d'un litige foncier, tout en bénéficiant apparemment d'un traitement judiciaire clément.
Convocations contournées et impunité
Le député pointe des incohérences dans le traitement judiciaire de cette affaire. Il rapporte que malgré une vingtaine de plaintes déposées, Komé Bakary ne se présente aux convocations policières que selon sa convenance. "Le mardi 18 mars dernier, il devrait être auditionné, mais il n'est pas arrivé", écrit le parlementaire, avant d'ajouter qu'il s'est finalement présenté le lendemain pour repartir aussitôt.
Dans sa lettre, Assalé Tiémoko Antoine compare cette situation avec celle d'une citoyenne ordinaire : "Récemment, une Ivoirienne revenant dans son pays après avoir publié une vidéo sur les réseaux sociaux, fut cueillie nuitamment à l'aéroport avant d'être conduite avec bagages et passeport, au violon, à la police criminelle où elle a passé 48 heures."
Dans sa lettre, Assalé Tiémoko Antoine compare cette situation avec celle d'une citoyenne ordinaire : "Récemment, une Ivoirienne revenant dans son pays après avoir publié une vidéo sur les réseaux sociaux, fut cueillie nuitamment à l'aéroport avant d'être conduite avec bagages et passeport, au violon, à la police criminelle où elle a passé 48 heures."
Deux poids, deux mesures judiciaires
Le cas de Traoré Gnounvié est également mentionné dans ce courrier. Selon le député, cet individu, convoqué au commissariat du 40e arrondissement le 24 mars à 10h, ne s'est présenté qu'à 21h, rendant impossible son audition et lui permettant de rentrer chez lui sans contrainte.
"Comment comprendre une telle inertie de notre justice devant de tels agissements? Comment tolérer depuis plusieurs jours celui qui a osé falsifier les Sceaux de la République dont vous êtes le gardien et le garant?", s'interroge Assalé dans sa lettre, tout en questionnant l'imitation de la signature d'un haut magistrat, "qui se trouve être un de vos proches conseillers".
La lettre ouverte soulève la question de l'équité du système judiciaire ivoirien. "Serions-nous face à une situation qui embarrasserait notre temple de themis avec un système judiciaire se divisant en deux visages?", écrit le député, évoquant un traitement différencié entre citoyens ordinaires et certains privilégiés.
Au terme de sa missive, le parlementaire exprime une "confiance en nos institutions, qui reste encore debout, bien que quelque peu ébranlée, ces derniers jours, par cette sombre affaire." Cette interpellation publique attend désormais une réponse des autorités judiciaires sur le traitement de cette affaire qui mêle faux, usage de faux et questions foncières.
"Comment comprendre une telle inertie de notre justice devant de tels agissements? Comment tolérer depuis plusieurs jours celui qui a osé falsifier les Sceaux de la République dont vous êtes le gardien et le garant?", s'interroge Assalé dans sa lettre, tout en questionnant l'imitation de la signature d'un haut magistrat, "qui se trouve être un de vos proches conseillers".
La lettre ouverte soulève la question de l'équité du système judiciaire ivoirien. "Serions-nous face à une situation qui embarrasserait notre temple de themis avec un système judiciaire se divisant en deux visages?", écrit le député, évoquant un traitement différencié entre citoyens ordinaires et certains privilégiés.
Au terme de sa missive, le parlementaire exprime une "confiance en nos institutions, qui reste encore debout, bien que quelque peu ébranlée, ces derniers jours, par cette sombre affaire." Cette interpellation publique attend désormais une réponse des autorités judiciaires sur le traitement de cette affaire qui mêle faux, usage de faux et questions foncières.