
Dans une lettre ouverte, le député Assalé Tiémoko a dénoncé ce 25 mars 2025 le traitement privilégié accordé à Komé Bakary et Traoré Gnounvié © Crédit photo DR
Justice à deux vitesses en Côte d'Ivoire selon le député Assalé Tiémoko Antoine. Dans une lettre ouverte adressée au Ministre de la Justice, le parlementaire dénonce le traitement de faveur dont bénéficieraient Komé Bakary et Traoré Gnounvié, deux personnes impliquées dans une affaire de falsification de documents officiels. Le député s'interroge frontalement : « Comment expliquer que Komé Bakary continue de rouler carosse, comme s'il échappait à l'autorité de nos lois républicaines ? »
L'affaire prend une tournure politique avec cette interpellation directe du Garde des Sceaux. Assalé Tiémoko Antoine questionne les disparités de traitement judiciaire entre citoyens ordinaires et personnes influentes. « Serions-nous face à une situation qui embarrasserait notre temple de themis avec un système judiciaire se divisant en deux visages ? », s'interroge-t-il dans sa missive.
L'affaire prend une tournure politique avec cette interpellation directe du Garde des Sceaux. Assalé Tiémoko Antoine questionne les disparités de traitement judiciaire entre citoyens ordinaires et personnes influentes. « Serions-nous face à une situation qui embarrasserait notre temple de themis avec un système judiciaire se divisant en deux visages ? », s'interroge-t-il dans sa missive.
Des convocations contournées
Le cas de Komé Bakary illustre, selon le député, les dysfonctionnements du système judiciaire. « Depuis plus d'un mois et malgré près de vingt plaintes, [il] nargue ses victimes et ne répond aux convocations que selon son bon désir », écrit Assalé Tiémoko Antoine. Le parlementaire détaille un incident survenu mi-mars : « Le mardi 18 mars dernier, il devrait être auditionné, mais il n'est pas arrivé. Appelé plusieurs fois au cours de cette journée, il est finalement arrivé le mercredi 19 mars. »
Plus troublant encore selon l'élu, l'attitude de Komé Bakary lors de sa présentation : il serait « reparti aussitôt, au motif que les questions qui lui étaient posées ne lui plaisaient pas et qu'il ne reviendrait au commissariat que lorsque son avocat serait disponible. Et la police l'a regardé partir... ». Ce comportement contraste avec celui imposé à d'autres justiciables, selon le député.
Plus troublant encore selon l'élu, l'attitude de Komé Bakary lors de sa présentation : il serait « reparti aussitôt, au motif que les questions qui lui étaient posées ne lui plaisaient pas et qu'il ne reviendrait au commissariat que lorsque son avocat serait disponible. Et la police l'a regardé partir... ». Ce comportement contraste avec celui imposé à d'autres justiciables, selon le député.
Traoré Gnounvié et le même schéma
L'interpellation parlementaire cite également le cas de Traoré Gnounvié, qui semble bénéficier du même traitement de faveur. « Ce lundi 24 mars, Traoré Gnounvié, devrait être entendu également au commissariat du 40e, à 10h. Mais il s'est amené à 21h. Évidemment, il n'a pu être entendu et est rentré chez lui », rapporte le député dans sa lettre.
Ces deux cas représentent pour Assalé Tiémoko Antoine l'illustration d'un système judiciaire à deux vitesses. Il oppose ce traitement à celui réservé à une citoyenne ordinaire : « Récemment, une Ivoirienne revenant dans son pays après avoir publié une vidéo sur les réseaux sociaux, fut cueillie nuitamment à l'aéroport avant d'être conduite avec bagages et passeport, au violon, à la police criminelle où elle a passé 48 heures. »
L'affaire revêt une gravité particulière car elle concerne la falsification de documents officiels. « Comment tolérer depuis plusieurs jours celui qui a osé falsifier les Sceaux de la République dont vous êtes le gardien et le garant ? », interroge le député, qui évoque également « l'imitation de la signature d'un haut magistrat, qui se trouve être un de vos proches conseillers ».
En conclusion de sa lettre, Assalé Tiémoko Antoine exprime une « confiance en nos institutions, qui reste encore debout, bien que quelque peu ébranlée, ces derniers jours, par cette sombre affaire ». Il attend désormais des réponses du Ministre de la Justice à ces questions qui touchent aux fondements mêmes de l'équité judiciaire en Côte d'Ivoire.
Ces deux cas représentent pour Assalé Tiémoko Antoine l'illustration d'un système judiciaire à deux vitesses. Il oppose ce traitement à celui réservé à une citoyenne ordinaire : « Récemment, une Ivoirienne revenant dans son pays après avoir publié une vidéo sur les réseaux sociaux, fut cueillie nuitamment à l'aéroport avant d'être conduite avec bagages et passeport, au violon, à la police criminelle où elle a passé 48 heures. »
L'affaire revêt une gravité particulière car elle concerne la falsification de documents officiels. « Comment tolérer depuis plusieurs jours celui qui a osé falsifier les Sceaux de la République dont vous êtes le gardien et le garant ? », interroge le député, qui évoque également « l'imitation de la signature d'un haut magistrat, qui se trouve être un de vos proches conseillers ».
En conclusion de sa lettre, Assalé Tiémoko Antoine exprime une « confiance en nos institutions, qui reste encore debout, bien que quelque peu ébranlée, ces derniers jours, par cette sombre affaire ». Il attend désormais des réponses du Ministre de la Justice à ces questions qui touchent aux fondements mêmes de l'équité judiciaire en Côte d'Ivoire.