
Serge Bilé analyse la renonciation tardive de Tidjane Thiam à sa nationalité française © Crédit photo DR
La renonciation de Tidjane Thiam à sa nationalité française, annoncée le 7 février 2025, interpelle les observateurs politiques. Serge Bilé exprime sa surprise : « J'avoue franchement que je croyais qu'il avait déjà renoncé à la nationalité française pour satisfaire les conditions d'éligibilité ».
Cette annonce intervient dans le contexte de la présidentielle d'octobre 2025. La Constitution ivoirienne exige que tout candidat possède exclusivement la nationalité ivoirienne, une condition que Thiam doit remplir pour officialiser sa candidature.
Cette annonce intervient dans le contexte de la présidentielle d'octobre 2025. La Constitution ivoirienne exige que tout candidat possède exclusivement la nationalité ivoirienne, une condition que Thiam doit remplir pour officialiser sa candidature.
Une stratégie questionnée
Le calendrier choisi par le président du PDCI suscite des interrogations. « Pourquoi ne l'a-t-il pas fait plus tôt alors qu'il a pris la tête du PDCI depuis plus d'un an ? », s'interroge Serge Bilé, évoquant deux hypothèses : « Opportunisme ? Amateurisme politique ? ».
L'analyste politique doute de l'efficacité de cette annonce tardive : « Je ne suis pas sûr que cette annonce va calmer le jeu, car elle avalise l'idée qu'il a cédé à la pression ». Les réactions sur les réseaux sociaux semblent confirmer cette analyse.
L'analyste politique doute de l'efficacité de cette annonce tardive : « Je ne suis pas sûr que cette annonce va calmer le jeu, car elle avalise l'idée qu'il a cédé à la pression ». Les réactions sur les réseaux sociaux semblent confirmer cette analyse.
Un débat qui ressurgit
Cette situation ravive un débat sensible. « Je n'ai jamais aimé la tournure que prennent les débats sur la nationalité : ils pourrissent la vie politique depuis trois décennies en Côte d'Ivoire », observe Serge Bilé.
La conclusion de l'analyste traduit son inquiétude : « J'ai bien peur qu'on soit reparti pour un tour. Hélas. Trois fois hélas ». Une préoccupation qui résonne avec l'histoire politique ivoirienne, où la question de la nationalité a souvent cristallisé les tensions.
La conclusion de l'analyste traduit son inquiétude : « J'ai bien peur qu'on soit reparti pour un tour. Hélas. Trois fois hélas ». Une préoccupation qui résonne avec l'histoire politique ivoirienne, où la question de la nationalité a souvent cristallisé les tensions.