
L'ancien aide de camp de Guillaume Soro, Abdoulaye Fofana, comparaît ce 24 mars 2025 à Abidjan © Crédit photo DR
L'ancien aide de camp de Guillaume Soro, Abdoulaye Fofana, se présente devant la justice ivoirienne ce lundi 24 mars 2025. Détenu depuis près de trois ans, cet ex-officier supérieur de l'armée ivoirienne fait face à plusieurs chefs d'accusation, dont la désertion, le trouble à l'ordre public et le port illégal de treillis et d'insignes militaires.
Radié des effectifs de l'armée en 2019 pour « désertion », Abdoulaye Fofana s'était exilé en Europe avant d'être arrêté le 3 mai 2022 à son retour en Côte d'Ivoire. Son procès intervient dans un contexte politique marqué par les relations tendues entre le pouvoir actuel et les partisans de l'ancien Premier ministre Guillaume Soro.
Radié des effectifs de l'armée en 2019 pour « désertion », Abdoulaye Fofana s'était exilé en Europe avant d'être arrêté le 3 mai 2022 à son retour en Côte d'Ivoire. Son procès intervient dans un contexte politique marqué par les relations tendues entre le pouvoir actuel et les partisans de l'ancien Premier ministre Guillaume Soro.
Un mandat d'arrêt international et des accusations graves
Les poursuites contre Abdoulaye Fofana ont été déclenchées suite à des déclarations qu'il aurait faites sur les réseaux sociaux. Selon les autorités judiciaires, il aurait appelé à une mutinerie au sein de l'armée ivoirienne, ce qui a conduit à l'émission d'un mandat d'arrêt international contre lui en 2021.
« Les charges retenues contre l'accusé sont graves et mettent en cause la sécurité nationale », indique une source proche du dossier. L'ancien militaire risque de lourdes sanctions pénales s'il est reconnu coupable des faits qui lui sont reprochés, notamment pour l'accusation de désertion qui, dans le code de justice militaire ivoirien, peut être sévèrement punie.
« Les charges retenues contre l'accusé sont graves et mettent en cause la sécurité nationale », indique une source proche du dossier. L'ancien militaire risque de lourdes sanctions pénales s'il est reconnu coupable des faits qui lui sont reprochés, notamment pour l'accusation de désertion qui, dans le code de justice militaire ivoirien, peut être sévèrement punie.
Une affaire liée au parcours de Guillaume Soro
L'arrestation et le procès de Fofana s'inscrivent dans une série de poursuites judiciaires visant l'entourage de Guillaume Soro. Ce dernier, ancien chef de la rébellion devenu Premier ministre puis président de l'Assemblée nationale, a été condamné par contumace à la prison à perpétuité pour atteinte à la sûreté de l'État et complot.
Les autorités ivoiriennes ont bénéficié de la coopération internationale pour localiser et appréhender Fofana. Son retour en Côte d'Ivoire en avril 2022, qui a précédé son arrestation, reste entouré de zones d'ombre que le procès pourrait éclaircir.
La défense, quant à elle, dénonce une « instrumentalisation de la justice à des fins politiques » et affirme que son client « n'a fait qu'exercer sa liberté d'expression ». Le procès qui s'ouvre aujourd'hui devrait permettre d'établir les faits et de déterminer les responsabilités dans cette affaire suivie de près par les observateurs politiques ivoiriens.
Les autorités ivoiriennes ont bénéficié de la coopération internationale pour localiser et appréhender Fofana. Son retour en Côte d'Ivoire en avril 2022, qui a précédé son arrestation, reste entouré de zones d'ombre que le procès pourrait éclaircir.
La défense, quant à elle, dénonce une « instrumentalisation de la justice à des fins politiques » et affirme que son client « n'a fait qu'exercer sa liberté d'expression ». Le procès qui s'ouvre aujourd'hui devrait permettre d'établir les faits et de déterminer les responsabilités dans cette affaire suivie de près par les observateurs politiques ivoiriens.