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Présidentielle 2025 : Vincent Toh Bi à Alassane Ouattara, "n'écoutez pas les faucons"

Jeudi 3 Avril 2025

Dans une tribune ce 3 avril 2025, l'ancien préfet d'Abidjan Vincent Toh Bi met en garde le président Ouattara contre les "faucons" et l'appelle à organiser des élections pacifiques en 2025.


Vincent Toh Bi met en garde le président Ouattara contre les "faucons" et l'appelle à organiser des élections pacifiques en 2025 © Crédit photo DR
Vincent Toh Bi met en garde le président Ouattara contre les "faucons" et l'appelle à organiser des élections pacifiques en 2025 © Crédit photo DR
Présidentielle 2025 et paix électorale constituent le cœur de la tribune publiée par Vincent Toh Bi Irié. L'ancien préfet d'Abidjan s'adresse sans détour au président Alassane Ouattara dans un texte diffusé sur les réseaux sociaux, alors que les premières tensions préélectorales se font sentir à l'approche du prochain scrutin.

Cette intervention publique s'inscrit dans un contexte historique particulier que Vincent Toh Bi analyse longuement. Il établit un parallèle entre la situation ivoirienne et celle des pays voisins, questionnant la récurrence des violences électorales qui frappent la Côte d'Ivoire depuis son indépendance.

Un message direct au président

L'ancien haut fonctionnaire adresse un avertissement clair au chef de l'État : « Excellence Monsieur le Président de la République, il y a des grincements de dents dans l'arène politique, à l'approche des élections. Le peuple commence à prendre peur, ceux qui vivent ici aussi », écrit-il.

Son propos se poursuit par un conseil sans ambiguïté : « N'écoutez pas les faucons, ils perdront le pays. Ils ne veulent ni votre bien ni le bien de la Côte d'Ivoire ». Cette formulation directe traduit l'inquiétude de l'ancien préfet face aux risques de nouvelles violences électorales.

Le contraste avec les démocraties voisines

Vincent Toh Bi interroge les spécificités ivoiriennes en matière électorale par rapport aux pays frontaliers. « Aidez-moi à comprendre comment le Liberia voisin [...] est capable d'organiser des élections presque propres, transparentes et sans violence, seulement quelques années après la restauration de la paix », questionne-t-il.

Il poursuit sa comparaison avec le Ghana : « Expliquez-moi comment le Ghana [...] soit devenu un modèle de démocratie et une fierté pour l'Afrique ». Cette perspective régionale soulève la question de l'exception ivoirienne en matière de violences électorales, phénomène que l'ancien préfet considère comme évitable.

La tribune replace la prochaine présidentielle dans l'histoire tourmentée des passations de pouvoir en Côte d'Ivoire. « Tous les 4, 5, 6, 7 ans [...] quand arrive notre tour en Côte d'Ivoire, ce sont 147 morts, 3.000 morts, 87 morts, que nous avons à fournir comme bilan au monde », rappelle Vincent Toh Bi.

Son analyse pointe la responsabilité de l'ensemble de la classe politique : « Il s'agit juste d'une incompréhensible attitude de la classe politique ivoirienne, qui n'est mue que par la volonté d'une totale possession du pouvoir ». Il conclut par un appel à offrir au pays « ce qu'elle n'a jamais vraiment connu : la paix et des élections pacifiques », rappelant au président qu'il dispose de « tous les instruments nécessaires pour donner au pays une première élection paisible ».

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