Laurent Gbagbo, à bientôt 80 ans, affirme sa volonté de se présenter à l'élection présidentielle ivoirienne. L'ancien président, malgré une condamnation à 20 ans de prison qui le rend inéligible, maintient son intention de participer au scrutin de 2025. Dans un entretien accordé à AFO Média, Gbagbo revient sur son parcours politique et conteste la légitimité de sa condamnation.
Interrogé sur son âge et sa capacité à gouverner, Gbagbo répond : "Non, non, il ne faut pas juger comme ça, il faut voir si les raisons de bataille ont disparu." Il ajoute : "La liberté pour les hommes, les indépendances pour les États africains, l'égalité entre les Noirs africains et les autres hommes de la terre, tout ça, ça n'a pas disparu ?" L'ancien président justifie ainsi sa volonté de rester actif en politique.
Interrogé sur son âge et sa capacité à gouverner, Gbagbo répond : "Non, non, il ne faut pas juger comme ça, il faut voir si les raisons de bataille ont disparu." Il ajoute : "La liberté pour les hommes, les indépendances pour les États africains, l'égalité entre les Noirs africains et les autres hommes de la terre, tout ça, ça n'a pas disparu ?" L'ancien président justifie ainsi sa volonté de rester actif en politique.
Un parcours politique mouvementé
Laurent Gbagbo revient sur son parcours politique, marqué par dix ans à la tête de la Côte d'Ivoire et sept ans de détention à la Cour pénale internationale (CPI). Il évoque son rôle de précurseur : "En 1990, les mêmes personnes disaient que je n'allais pas être candidat contre Houphouët. Mais j'ai été candidat contre Houphouët. Et cela a ouvert la route au multipartisme."
L'ancien président aborde également son séjour à la CPI, où il a été acquitté. Il s'interroge sur le rôle de cette institution : "Si on n'a pas fait des recherches complémentaires, et qu'on n'a pas jugé tout ce qui s'est passé, ce cirque qui a duré des années et qui a coûté des milliards, n'a été fait que pour moi, c'est un grand honneur. Mais c'est une grande injustice."
L'ancien président aborde également son séjour à la CPI, où il a été acquitté. Il s'interroge sur le rôle de cette institution : "Si on n'a pas fait des recherches complémentaires, et qu'on n'a pas jugé tout ce qui s'est passé, ce cirque qui a duré des années et qui a coûté des milliards, n'a été fait que pour moi, c'est un grand honneur. Mais c'est une grande injustice."
L'affaire de la BCEAO en question
Gbagbo conteste fermement les accusations de braquage de la BCEAO qui pèsent sur lui. Il explique : "Il n'y a jamais eu de braquage. Quand j'étais président, on a voulu faire en sorte qu'à l'intérieur du pays, la population se révolte contre moi. On a coupé le robinet. On a voulu m'empêcher de payer les salaires." L'ancien président détaille sa décision de nationaliser certaines banques pour assurer le paiement des fonctionnaires.
Il dénonce ce qu'il appelle une "amnistie sélective" dans cette affaire. Gbagbo s'interroge : "Pourquoi mon chef, c'est-à-dire le chef de file des accusés, des condamnés, lui il est amnistié, et puis moi, qui ne viens qu'après dans la hiérarchie, je ne le suis pas. Pourquoi ?" Il remet également en question la légitimité de la procédure judiciaire à son encontre, rappelant son statut de chef d'État au moment des faits.
Il dénonce ce qu'il appelle une "amnistie sélective" dans cette affaire. Gbagbo s'interroge : "Pourquoi mon chef, c'est-à-dire le chef de file des accusés, des condamnés, lui il est amnistié, et puis moi, qui ne viens qu'après dans la hiérarchie, je ne le suis pas. Pourquoi ?" Il remet également en question la légitimité de la procédure judiciaire à son encontre, rappelant son statut de chef d'État au moment des faits.
Une détermination intacte
Malgré les obstacles juridiques et son âge, Laurent Gbagbo affirme sa détermination à poursuivre son combat politique. Il déclare : "Moi, je vais me battre jusqu'à la fin de ma vie, je vais me battre parce que les combats des Nkrumah, des Lumumba, ce n'est pas achevé." Cette déclaration souligne sa volonté de rester un acteur de la scène politique ivoirienne.
L'ancien président évoque également les élections de 2010 et les controverses qui les ont entourées. Il affirme avoir des preuves d'irrégularités : "À Bouaké, par exemple, qui était la capitale de la rébellion, les gens ont décidé de donner 100 000 voix de plus à Ouattara." Gbagbo mentionne avoir transmis des documents à ce sujet à des avocats, dont Roland Dumas et Jacques Vergès.
Les déclarations de Laurent Gbagbo soulèvent des questions sur l'utilisation de la justice dans le jeu politique ivoirien et sur les enjeux de la prochaine élection présidentielle. Elles mettent en lumière les défis auxquels fait face l'ancien président dans sa quête de retour sur la scène politique, tout en rappelant son rôle historique dans l'instauration du multipartisme en Côte d'Ivoire.
L'ancien président évoque également les élections de 2010 et les controverses qui les ont entourées. Il affirme avoir des preuves d'irrégularités : "À Bouaké, par exemple, qui était la capitale de la rébellion, les gens ont décidé de donner 100 000 voix de plus à Ouattara." Gbagbo mentionne avoir transmis des documents à ce sujet à des avocats, dont Roland Dumas et Jacques Vergès.
Les déclarations de Laurent Gbagbo soulèvent des questions sur l'utilisation de la justice dans le jeu politique ivoirien et sur les enjeux de la prochaine élection présidentielle. Elles mettent en lumière les défis auxquels fait face l'ancien président dans sa quête de retour sur la scène politique, tout en rappelant son rôle historique dans l'instauration du multipartisme en Côte d'Ivoire.