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Liste électorale provisoire ivoirienne 2025 : Ferro Bally réagit, "le statu quo a été observé"

Mardi 18 Mars 2025

Le journaliste Ferro Bally décrypte la liste électorale provisoire ivoirienne qui maintient la radiation de Gbagbo, Soro et Blé Goudé, tout en confirmant l'éligibilité de Thiam.


Liste électorale provisoire ivoirienne 2025 © Crédit photo DR
Liste électorale provisoire ivoirienne 2025 © Crédit photo DR
"Il n'y a pas eu de suspense. Le statu quo a été observé sur la liste électorale provisoire." C'est par ce constat sans équivoque que le journaliste ivoirien Ferro Bally analyse la publication de la liste électorale provisoire du 17 mars 2025. Son examen met en lumière les enjeux politiques de ce document fondamental pour la présidentielle d'octobre.

Selon l'analyse de Ferro Bally, la Commission électorale indépendante (CEI) maintient sa position concernant trois figures majeures de l'opposition. La liste "omet Laurent Gbagbo, Soro Kigbafori Guillaume et Charles Blé Goudé", confirmant une situation qui perdure "depuis 2020", malgré leurs ambitions déclarées pour l'élection présidentielle.

La justification des radiations

Pour Ferro Bally, l'exclusion de ces personnalités s'explique par plusieurs facteurs juridiques et politiques. La CEI, écrit-il, s'abrite "derrière l'article 4 de l'ordonnance portant Code électoral et les notes des ministères de la Justice et de l'Intérieur" pour justifier sa décision.

Le journaliste rappelle également l'échec des recours internationaux : "La décision de la Cour africaine des droits de l'homme et des peuples (CADHP) pour leur réintégration n'a pas prospéré." Il évoque le retrait de la Côte d'Ivoire de cette juridiction et l'échec de "l'initiative diplomatique du PPA-CI" qui "a fait chou blanc" lors de la dernière session de l'Union africaine en février 2025. Cette situation, poursuit-il, "contrarie les ambitions affichées et contraint à un réexamen des stratégies" à sept mois du scrutin.

Le cas Thiam validé

L'analyse de Ferro Bally met particulièrement en relief le cas de Tidjane Thiam, dont la présence sur la liste constitue "un camouflet pour les contempteurs" qui contestaient sa nationalité ivoirienne. "Le président du PDCI-RDA non seulement est ivoirien, mais bénéficie de ses droits civiques et politiques", affirme le journaliste.

Ferro Bally critique la lecture partielle de l'article 48 du Code de la nationalité ivoirienne par les opposants à Thiam. Si l'alinéa 1 stipule qu'un Ivoirien perd sa nationalité en acquérant une nationalité étrangère, le journaliste rappelle l'existence de l'alinéa 2 souvent négligé : "Pendant un délai de quinze ans, à compter de l'inscription sur le tableau de recensement, la perte est subordonnée à l'autorisation du gouvernement par décret." Il souligne qu'aucun décret de ce type n'a été publié concernant Thiam, qui a occupé des fonctions officielles sous la présidence Bédié, concluant qu'"il est admissible à la compétition électorale".

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