La liste électorale provisoire affichée ce lundi 17 mars 2025 confirme le statu quo politique en Côte d'Ivoire. Comme l'analyse le journaliste ivoirien Ferro Bally, cette publication maintient l'exclusion de Laurent Gbagbo, Guillaume Soro et Charles Blé Goudé, tandis que Tidjane Thiam y figure bien, malgré les controverses sur sa nationalité.
Cette liste, ouverte désormais au contentieux électoral, comprend selon Salimata Porquet, vice-présidente de la CEI, "des morts qui ne peuvent pas voter", mais exclut trois candidats déclarés pour l'élection présidentielle d'octobre 2025. La Commission électorale s'appuie sur l'article 4 du Code électoral et sur les notes des ministères de la Justice et de l'Intérieur pour justifier ces radiations.
Cette liste, ouverte désormais au contentieux électoral, comprend selon Salimata Porquet, vice-présidente de la CEI, "des morts qui ne peuvent pas voter", mais exclut trois candidats déclarés pour l'élection présidentielle d'octobre 2025. La Commission électorale s'appuie sur l'article 4 du Code électoral et sur les notes des ministères de la Justice et de l'Intérieur pour justifier ces radiations.
Les candidats radiés
Les tentatives de réintégration de Laurent Gbagbo et Guillaume Soro, fondées sur un arrêt de la Cour africaine des droits de l'homme et des peuples (CADHP), n'ont pas abouti. Ferro Bally rappelle que "au lieu de notifier cet arrêt à la justice ivoirienne, le président de la République a préféré retirer le pays de cet empêcheur de tourner en rond."
L'initiative diplomatique du PPA-CI auprès de l'Union africaine, lors de sa session de février 2025 à Addis-Abeba, s'est également soldée par un échec. Cette situation contraint les trois personnalités et leurs formations politiques à "un réexamen des stratégies" à sept mois du scrutin présidentiel, alors qu'ils sont tous "des candidats déclarés pour l'élection présidentielle du 25 octobre."
L'initiative diplomatique du PPA-CI auprès de l'Union africaine, lors de sa session de février 2025 à Addis-Abeba, s'est également soldée par un échec. Cette situation contraint les trois personnalités et leurs formations politiques à "un réexamen des stratégies" à sept mois du scrutin présidentiel, alors qu'ils sont tous "des candidats déclarés pour l'élection présidentielle du 25 octobre."
Le cas Tidjane Thiam
Contrairement aux trois exclus, Tidjane Thiam figure sur la liste électorale, mettant fin aux spéculations sur son inéligibilité. "Le président du PDCI-RDA, non seulement est ivoirien, mais bénéficie de ses droits civiques et politiques", affirme Ferro Bally, qui dénonce une lecture partielle de l'article 48 du Code de la nationalité ivoirienne.
Si l'alinéa 1 stipule que "perd la nationalité ivoirienne, l'Ivoirien majeur qui acquiert volontairement une nationalité étrangère", l'alinéa 2 précise que "pendant un délai de quinze ans, à compter de l'inscription sur le tableau de recensement, la perte est subordonnée à l'autorisation du gouvernement par décret." Le journaliste souligne qu'aucun décret de perte de nationalité n'a été publié au Journal officiel concernant Thiam, qui a "dirigé le BNEDT durant six ans" et "assumé le portefeuille ministériel du Plan et du Développement" sous la présidence Bédié.
Si l'alinéa 1 stipule que "perd la nationalité ivoirienne, l'Ivoirien majeur qui acquiert volontairement une nationalité étrangère", l'alinéa 2 précise que "pendant un délai de quinze ans, à compter de l'inscription sur le tableau de recensement, la perte est subordonnée à l'autorisation du gouvernement par décret." Le journaliste souligne qu'aucun décret de perte de nationalité n'a été publié au Journal officiel concernant Thiam, qui a "dirigé le BNEDT durant six ans" et "assumé le portefeuille ministériel du Plan et du Développement" sous la présidence Bédié.