
Liste électorale 2025 : 70% des électeurs ne respectent pas de l'article 7 du Code électoral révèle le FPI © Crédit photo DR
La liste électorale provisoire de 2025 compterait 70% d'électeurs ne satisfaisant pas aux critères légaux d'identification, selon une analyse présentée par le Front populaire ivoirien (FPI). Les résultats de cette étude, dévoilés le 29 mars 2025 par Apollos Dan Thé, vice-président du parti, pointent une détérioration progressive de la qualité du fichier électoral depuis 2015, avec une accélération marquée pour la présidentielle d'octobre 2025.
L'étude s'appuie sur l'article 7 du Code électoral ivoirien qui prescrit les informations obligatoires pour toute inscription sur la liste électorale. Ce texte exige notamment les noms et prénoms complets de l'électeur et de ses parents, ainsi que leurs dates et lieux de naissance respectifs, outre les autres données d'identification personnelle.
L'étude s'appuie sur l'article 7 du Code électoral ivoirien qui prescrit les informations obligatoires pour toute inscription sur la liste électorale. Ce texte exige notamment les noms et prénoms complets de l'électeur et de ses parents, ainsi que leurs dates et lieux de naissance respectifs, outre les autres données d'identification personnelle.
Une progression inquiétante des irrégularités
L'analyse du FPI met en évidence une augmentation constante du nombre d'électeurs aux identités incomplètes. « Sur la liste électorale provisoire de 8 millions 981 312 électeurs dévoilée par la CEI le 17 mars 2025, nous avons identifié 6 millions 272 013 électeurs en violation de l'article 7 du Code électoral », a déclaré Apollos Dan Thé lors de la présentation au siège du parti.
La progression des anomalies est particulièrement visible dans les chiffres présentés : de 18% d'identités incomplètes en 2015 (1,1 million sur 6,3 millions d'électeurs), le taux est passé à 21% en 2016, puis 30% en 2020 lors de la précédente présidentielle. Pour les élections locales de 2023, le taux atteignait 34% avant de bondir à 70% pour la liste provisoire actuelle.
La progression des anomalies est particulièrement visible dans les chiffres présentés : de 18% d'identités incomplètes en 2015 (1,1 million sur 6,3 millions d'électeurs), le taux est passé à 21% en 2016, puis 30% en 2020 lors de la précédente présidentielle. Pour les élections locales de 2023, le taux atteignait 34% avant de bondir à 70% pour la liste provisoire actuelle.
Des cas particulièrement problématiques
Parmi les millions d'électeurs concernés, le FPI souligne l'existence de cas particulièrement préoccupants. « Sur la liste électorale, il y a 470 877 électeurs, dont l'identité n'est pas suffisamment établie », a précisé Apollos Dan Thé, ajoutant que ces personnes « n'ont pas donné toutes les informations sur leur propre nom et prénoms, date et lieu de naissance et les noms et prénoms de leurs parents ».
L'analyse détaille ces lacunes d'identification : « Ces électeurs ont généralement pour nom ou prénom, nom et prénoms de leurs parents le vide (rien n'est écrit) ou bien les mentions suivantes : Inconnu, N, Pnd, Non déclaré, Inconnue, Non déclarée, Indéterminé, Indéterminée, ND, PND ». Ces mentions ne répondent manifestement pas aux exigences légales fixées par le Code électoral.
Le FPI a également analysé l'évolution des irrégularités parmi les nouveaux inscrits à chaque cycle électoral. Les résultats montrent qu'en 2010, seuls 2% des nouveaux électeurs présentaient des informations incomplètes, contre 4% en 2015 et 6% en 2016. Cette proportion a ensuite augmenté à 13% en 2020, avant d'atteindre 26% en 2023.
Paradoxalement, l'analyse relève une amélioration pour les nouveaux inscrits de 2024, avec seulement 8% d'identités incomplètes. Ce constat contraste fortement avec le taux global de 70% d'anomalies sur l'ensemble de la liste, suggérant que les problèmes concernent majoritairement les électeurs enregistrés lors des cycles précédents.
L'analyse détaille ces lacunes d'identification : « Ces électeurs ont généralement pour nom ou prénom, nom et prénoms de leurs parents le vide (rien n'est écrit) ou bien les mentions suivantes : Inconnu, N, Pnd, Non déclaré, Inconnue, Non déclarée, Indéterminé, Indéterminée, ND, PND ». Ces mentions ne répondent manifestement pas aux exigences légales fixées par le Code électoral.
Le FPI a également analysé l'évolution des irrégularités parmi les nouveaux inscrits à chaque cycle électoral. Les résultats montrent qu'en 2010, seuls 2% des nouveaux électeurs présentaient des informations incomplètes, contre 4% en 2015 et 6% en 2016. Cette proportion a ensuite augmenté à 13% en 2020, avant d'atteindre 26% en 2023.
Paradoxalement, l'analyse relève une amélioration pour les nouveaux inscrits de 2024, avec seulement 8% d'identités incomplètes. Ce constat contraste fortement avec le taux global de 70% d'anomalies sur l'ensemble de la liste, suggérant que les problèmes concernent majoritairement les électeurs enregistrés lors des cycles précédents.
Remise en cause de la fiabilité du processus électoral
Face à ces constats, le vice-président du FPI a exprimé des inquiétudes sur la validité du fichier et, par extension, sur la crédibilité du processus électoral à venir. « Les violations de l'article 7 du code électoral mettent en cause la qualité, la transparence et la fiabilité de la liste électorale », a-t-il conclu.
Le parti d'opposition estime qu'« une liste électorale opaque ne peut aboutir à des élections transparentes ». En conséquence, Apollos Dan Thé a appelé à « une enquête approfondie pour comprendre comment la CEI a pu laisser passer de telles inscriptions sur la liste électorale » et a formellement demandé « un audit indépendant » du fichier.
Cette analyse du FPI intervient dans un contexte politique sensible, à quelques mois de l'élection présidentielle d'octobre 2025. La qualité du fichier électoral constitue un enjeu déterminant pour garantir la transparence et l'acceptation des résultats par tous les acteurs politiques ivoiriens.
Le parti d'opposition estime qu'« une liste électorale opaque ne peut aboutir à des élections transparentes ». En conséquence, Apollos Dan Thé a appelé à « une enquête approfondie pour comprendre comment la CEI a pu laisser passer de telles inscriptions sur la liste électorale » et a formellement demandé « un audit indépendant » du fichier.
Cette analyse du FPI intervient dans un contexte politique sensible, à quelques mois de l'élection présidentielle d'octobre 2025. La qualité du fichier électoral constitue un enjeu déterminant pour garantir la transparence et l'acceptation des résultats par tous les acteurs politiques ivoiriens.