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Les évêques catholiques de Côte d'Ivoire pour une présidentielle 2025 "inclusive"

Mardi 25 Mars 2025

Les évêques catholiques de Côte d'Ivoire exhortent la classe politique, le gouvernement et la CEI à œuvrer pour une élection présidentielle 2025 juste, transparente, inclusive et apaisée.


Les évêques catholiques de Côte d'Ivoire pour une présidentielle 2025 "inclusive" © Crédit photo DR
Les évêques catholiques de Côte d'Ivoire pour une présidentielle 2025 "inclusive" © Crédit photo DR
L'élection présidentielle d'octobre 2025 suscite déjà des prises de position en Côte d'Ivoire. La Conférence des évêques catholiques de Côte d'Ivoire (CECCI) vient de publier une déclaration appelant à « une élection présidentielle juste, transparente, inclusive et apaisée ». Cette initiative fait suite à des réflexions entamées lors des précédentes assemblées plénières de l'organisation ecclésiastique.

Dans leur communication, les évêques estiment que le pays se trouve « à un tournant décisif de son histoire ». Ils invitent les gouvernants au « renforcement des bases éthiques ; et à la légitimation démocratique par une décision d'intégration politique de tous les candidats pour une élection présidentielle inclusive ».

Une réconciliation nationale inachevée

La CECCI insiste sur l'urgence de parachever le processus de réconciliation nationale en cours dans le pays. « Cela est d'autant plus urgent que la réconciliation nationale constitue un véritable défi, car malgré les efforts notables du gouvernement, certains chantiers entamés dans cette perspective sont demeurés comme des symphonies inachevées », précise la déclaration.

Les prélats exhortent les acteurs politiques à privilégier « l'amour de la Nation » et à considérer « l'autre comme un frère ou une sœur, en s'efforçant d'être des artisans de communion et de paix dans la vérité ». Ils les invitent également à « aller de l'avant, sans ruser ».

Des préoccupations sur l'indépendance de la CEI

La Commission électorale indépendante (CEI) fait l'objet d'une attention particulière dans cette déclaration. Les évêques soulignent que cette institution doit « honorer son engagement en faveur de l'équité et travailler à la réduction de toute faille potentielle dans le système qui pourrait miner la confiance du public dans les futures élections ».

« Le débat sur la composition et le fonctionnement de la Commission électorale indépendante (CEI), ne donne pas l'assurance de son indépendance. Aussi appelons-nous la CEI à construire la confiance en respectant les normes les plus objectives de transparence et d'impartialité », indique expressément le texte.

Une mémoire collective marquée par les crises électorales

Une mémoire collective marquée par les crises La conférence épiscopale pointe du doigt plusieurs facteurs d'inquiétude : « la culture de la violence, le phénomène des 'microbes, enfants en conflit avec la loi', la drogue dans les écoles, l'interdiction de manifestation politique, l'achat des consciences, le scandale foncier, le maintien d'opposants politiques en prison ou en exil, les discours à relents identitaires, indécents et discourtois ».

Les évêques rappellent les conséquences des crises politiques passées : « le coup d'État de 1999 et la rébellion armée de 2002 qui ont plongé le pays dans une situation socio-politique dramatique avec son lot de morts et de désolation ». Ils évoquent également « l'idolâtrie politique, avec les élections de 2010 et 2020, [qui] a mis en veilleuse les valeurs humaines ».

L'institution ecclésiastique conclut en affirmant que « l'élection présidentielle à venir inquiète toute une population dont la mémoire reste blessée par les précédentes élections » et que « cette élection nouvelle ne doit pas se transformer en crise sociale avec son corollaire de conflits intercommunautaires ».

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