La mafia foncière en Côte d'Ivoire représente une menace majeure pour la gestion du patrimoine immobilier national. Cette organisation criminelle, profondément ancrée dans le tissu administratif du pays, opère à travers un réseau complexe impliquant divers acteurs institutionnels.
Selon les investigations menées pendant plus d'une décennie par le député-journaliste Assalé Tiémoko Antoine, ce système mafieux a développé des ramifications préoccupantes au sein même des structures étatiques. "Cette organisation criminelle a infiltré notre société, répandu son poison à travers la corruption, la falsification, ainsi que des menaces et intimidations", affirme-t-il dans une récente déclaration.
Selon les investigations menées pendant plus d'une décennie par le député-journaliste Assalé Tiémoko Antoine, ce système mafieux a développé des ramifications préoccupantes au sein même des structures étatiques. "Cette organisation criminelle a infiltré notre société, répandu son poison à travers la corruption, la falsification, ainsi que des menaces et intimidations", affirme-t-il dans une récente déclaration.
Une infiltration systémique
L'enquête révèle une infiltration particulièrement profonde au sein du ministère de la Construction et de l'administration publique. Le réseau s'étend jusqu'aux services de justice, impliquant "notaires, greffiers, commissaires de justice, magistrats, policiers", selon le député-journaliste. Cette infiltration touche également les structures traditionnelles, avec des chefs de village et des chefs de terre compromis dans ces activités illégales.
L'efficacité de ce réseau criminel est particulièrement frappante. "En un temps record de 72 heures, cette mafia peut se procurer une panoplie de documents", souligne Assalé Tiémoko Antoine, évoquant la production de faux documents administratifs rapidement légitimés par des agents corrompus du ministère de la Construction.
L'efficacité de ce réseau criminel est particulièrement frappante. "En un temps record de 72 heures, cette mafia peut se procurer une panoplie de documents", souligne Assalé Tiémoko Antoine, évoquant la production de faux documents administratifs rapidement légitimés par des agents corrompus du ministère de la Construction.
Stratégies et contre-mesures
Le mode opératoire de cette organisation repose sur une stratégie juridique sophistiquée. "Protégés par une armée d'avocats aux honoraires exorbitants, ils sont capables de créer des obstacles juridiques à n'en point finir", expose le député. Leur tactique consiste à épuiser financièrement leurs victimes à travers des procédures judiciaires interminables.
Face à cette situation, des initiatives de réforme ont été engagées. Le ministre de la Construction, Koné Bruno, a initié des changements significatifs au sein de son ministère. Néanmoins, comme le suggère Assalé Tiémoko Antoine, des mesures plus radicales pourraient s'avérer nécessaires : "On a créé le Pôle pénal économique ? Il faudra songer à créer un pôle pénal du foncier.
Face à cette situation, des initiatives de réforme ont été engagées. Le ministre de la Construction, Koné Bruno, a initié des changements significatifs au sein de son ministère. Néanmoins, comme le suggère Assalé Tiémoko Antoine, des mesures plus radicales pourraient s'avérer nécessaires : "On a créé le Pôle pénal économique ? Il faudra songer à créer un pôle pénal du foncier.