
Me Mathias Chichportich s'interroge sur les multiples procédures judiciaires visant Tidjane Thiam © Crédit photo DR
« Qui a autant peur de M. Tidjane Thiam ? Pourquoi autant d'énergie à faire en sorte qu'il ne puisse pas être candidat ? » Cette interrogation directe conclut l'intervention de Me Mathias Chichportich, avocat français du président du PDCI-RDA, lors d'une visioconférence tenue le lundi 31 mars 2025 avec des journalistes réunis au siège du parti à Cocody.
L'avocat a exprimé sa « sidération » face à la multiplication des actions judiciaires engagées contre son client depuis février. Ces procédures, selon lui, s'inscrivent dans une stratégie délibérée visant à écarter Tidjane Thiam de la course à la présidentielle ivoirienne prévue en 2025.
L'avocat a exprimé sa « sidération » face à la multiplication des actions judiciaires engagées contre son client depuis février. Ces procédures, selon lui, s'inscrivent dans une stratégie délibérée visant à écarter Tidjane Thiam de la course à la présidentielle ivoirienne prévue en 2025.
Quatre procédures en deux mois
Me Chichportich a dressé l'inventaire chronologique des actions intentées contre le président du PDCI-RDA. « C'est maintenant la quatrième action qui est engagée pour faire en sorte que Tidjane Thiam ne puisse pas être candidat à l'élection présidentielle », a-t-il souligné avec inquiétude.
Le conseil a détaillé ces procédures : « D'abord, le 25 février, l'affaire dite 'des quatre militants'. Le 20 mars, une première affaire initiée par Mme Yapo, qui est une affaire au fond dans laquelle elle demande l'annulation d'une décision d'exclusion. Le 27 mars, elle engage une action en référé dans laquelle elle demande la suspension de cette décision d'exclusion. »
Le conseil a détaillé ces procédures : « D'abord, le 25 février, l'affaire dite 'des quatre militants'. Le 20 mars, une première affaire initiée par Mme Yapo, qui est une affaire au fond dans laquelle elle demande l'annulation d'une décision d'exclusion. Le 27 mars, elle engage une action en référé dans laquelle elle demande la suspension de cette décision d'exclusion. »
Des procédures jugées sans fondement juridique
L'avocat a particulièrement commenté la dernière action en date, menée par Mme Yapo, qui vise à obtenir la suspension de Tidjane Thiam de ses fonctions à la tête du parti. « Alors que cette décision aujourd'hui n'existe plus et que sa demande est donc sans objet, elle sollicite que le président Tidjane Thiam soit suspendu de ses fonctions », a expliqué Me Chichportich.
Pour l'avocat, la démarche est juridiquement contestable : « Je le dis avec un immense respect pour la justice ivoirienne, et je le dirai en fait sous l'autorité des confrères ivoiriens qui assurent la défense du PDCI : ces demandes additionnelles n'ont aucun sens. »
Me Chichportich a également rappelé un élément important concernant la légitimité de son client : « Cela fait maintenant plus d'un an que l'État dispose de l'ensemble des éléments qui attestent du fait que l'élection de Monsieur Thiam à la tête du PDCI est parfaitement régulière. »
Dans sa conclusion, l'avocat a formulé un plaidoyer pour l'intégrité du processus démocratique en Côte d'Ivoire. « Je m'interroge sur ce calendrier, je m'interroge sur ces manœuvres qui sont depuis maintenant plusieurs semaines mises en place pour empêcher l'élection de se tenir dans un cadre loyal, sincère et démocratique », a-t-il déclaré.
Me Chichportich a appelé à la responsabilité des acteurs du processus électoral : « Je pense que chacun doit faire preuve de responsabilité. De responsabilité parce que la Côte d'Ivoire mérite une élection loyale, elle mérite une élection où le scrutin sera sincère et c'est aux Ivoiriens de trancher. C'est aux Ivoiriens de décider quel doit être le sens de leur destin. »
Cette prise de position intervient dans un contexte politique tendu, à l'approche d'une élection présidentielle où Tidjane Thiam, ancien dirigeant du Crédit Suisse devenu président du PDCI-RDA, est considéré comme l'un des principaux challengers de l'actuel pouvoir.
Pour l'avocat, la démarche est juridiquement contestable : « Je le dis avec un immense respect pour la justice ivoirienne, et je le dirai en fait sous l'autorité des confrères ivoiriens qui assurent la défense du PDCI : ces demandes additionnelles n'ont aucun sens. »
Me Chichportich a également rappelé un élément important concernant la légitimité de son client : « Cela fait maintenant plus d'un an que l'État dispose de l'ensemble des éléments qui attestent du fait que l'élection de Monsieur Thiam à la tête du PDCI est parfaitement régulière. »
Dans sa conclusion, l'avocat a formulé un plaidoyer pour l'intégrité du processus démocratique en Côte d'Ivoire. « Je m'interroge sur ce calendrier, je m'interroge sur ces manœuvres qui sont depuis maintenant plusieurs semaines mises en place pour empêcher l'élection de se tenir dans un cadre loyal, sincère et démocratique », a-t-il déclaré.
Me Chichportich a appelé à la responsabilité des acteurs du processus électoral : « Je pense que chacun doit faire preuve de responsabilité. De responsabilité parce que la Côte d'Ivoire mérite une élection loyale, elle mérite une élection où le scrutin sera sincère et c'est aux Ivoiriens de trancher. C'est aux Ivoiriens de décider quel doit être le sens de leur destin. »
Cette prise de position intervient dans un contexte politique tendu, à l'approche d'une élection présidentielle où Tidjane Thiam, ancien dirigeant du Crédit Suisse devenu président du PDCI-RDA, est considéré comme l'un des principaux challengers de l'actuel pouvoir.