
La base militaire française du 43e BIMA de Port-Bouët sera transférée à l'armée ivoirienne le 20 février 2025 © Crédit photo DR
Le 20 février 2025 marque un tournant dans l'histoire militaire franco-ivoirienne. La base du 43e Bataillon d'Infanterie de Marine (BIMA) à Port-Bouët sera officiellement transférée aux forces armées ivoiriennes, lors d'une cérémonie réunissant les ministres de la Défense des deux pays.
Cette transition, confirmée par des sources proches du dossier à l'AFP, concrétise l'annonce faite par le président Alassane Ouattara le 31 décembre. Elle s'inscrit dans une redéfinition plus large de la présence militaire française sur le continent africain.
Cette transition, confirmée par des sources proches du dossier à l'AFP, concrétise l'annonce faite par le président Alassane Ouattara le 31 décembre. Elle s'inscrit dans une redéfinition plus large de la présence militaire française sur le continent africain.
Un transfert planifié
La rétrocession se déroule dans un climat de coopération mutuelle. Les forces ivoiriennes ont déjà commencé leur installation en janvier, cohabitant avec les militaires français encore présents. Cette phase de transition permet un transfert progressif des responsabilités.
Le site, qui hébergeait jusqu'à présent un millier de soldats français engagés notamment dans la lutte antiterroriste au Sahel, sera rebaptisé camp Thomas d'Aquin Ouattara. Ce nouveau nom honore la mémoire du premier chef d'État-major de l'armée ivoirienne.
Le site, qui hébergeait jusqu'à présent un millier de soldats français engagés notamment dans la lutte antiterroriste au Sahel, sera rebaptisé camp Thomas d'Aquin Ouattara. Ce nouveau nom honore la mémoire du premier chef d'État-major de l'armée ivoirienne.
Une présence maintenue
La France conservera une présence symbolique sur le site. Un contingent de 80 militaires français restera stationné à Port-Bouët, assurant la continuité de la coopération militaire entre les deux nations.
Cette rétrocession contraste avec les départs précipités des forces françaises d'autres pays africains. Contrairement aux retraits du Mali, du Burkina Faso, du Niger et du Tchad, le transfert en Côte d'Ivoire s'effectue dans un esprit de dialogue et de collaboration, le Sénégal négociant également le départ des troupes françaises d'ici fin 2025.
Cette rétrocession contraste avec les départs précipités des forces françaises d'autres pays africains. Contrairement aux retraits du Mali, du Burkina Faso, du Niger et du Tchad, le transfert en Côte d'Ivoire s'effectue dans un esprit de dialogue et de collaboration, le Sénégal négociant également le départ des troupes françaises d'ici fin 2025.