Les anomalies du fichier électoral ivoirien ont fait l'objet d'une présentation détaillée par le Front populaire ivoirien (FPI) le 29 mars 2025. Apollos Dan Thé, vice-président du parti chargé de l'économie internationale, a exposé au siège du parti à Abidjan les résultats d'une analyse couvrant les listes électorales de 2015 à 2024. L'étude conclut à des violations massives de l'article 7 du Code électoral, avec 70% des électeurs présentant des identités incomplètes sur la liste provisoire 2025.
Ces chiffres interviennent à quelques mois de l'élection présidentielle prévue en octobre 2025. Le FPI s'appuie sur des données précises et une méthodologie comparative pour étayer ses accusations de manquements dans le processus d'enregistrement des électeurs supervisé par la Commission électorale indépendante (CEI).
Ces chiffres interviennent à quelques mois de l'élection présidentielle prévue en octobre 2025. Le FPI s'appuie sur des données précises et une méthodologie comparative pour étayer ses accusations de manquements dans le processus d'enregistrement des électeurs supervisé par la Commission électorale indépendante (CEI).
Méthodologie et bases légales de l'analyse
L'étude du FPI se fonde sur les exigences explicites de l'article 7 du Code électoral ivoirien. Apollos Dan Thé a rappelé que ce texte « prescrit l'inscription du nom et prénoms du requérant, la date et lieu de naissance, le sexe, la profession, le domicile, le nom et prénoms du père et de la mère, la date et lieu de naissance du père et de la mère, la photo d'identité et les empreintes digitales ».
La méthodologie du parti a consisté à analyser les listes électorales successives pour identifier les électeurs ne satisfaisant pas à ces critères d'identification. L'étude a ainsi examiné l'évolution des anomalies sur une décennie, depuis la liste de 2015 jusqu'à la liste provisoire dévoilée le 17 mars 2025 pour la prochaine présidentielle.
Les résultats présentés par le FPI indiquent une détérioration progressive de la qualité du fichier électoral. « En 2015, sur 6 millions 300 142 électeurs, on comptait 1 million 109 808 électeurs ayant des identités incomplètes, soit 18% », a détaillé Apollos Dan Thé. Pour le référendum constitutionnel de 2016, ce taux est passé à 21% avec 1,3 million d'électeurs concernés sur 6,3 millions d'inscrits.
La situation s'est aggravée lors de l'élection présidentielle de 2020, avec 30% d'identités incomplètes (2,2 millions sur 7,5 millions d'électeurs). Pour les élections municipales et régionales de 2023, le taux a atteint 34% avec 2,7 millions d'électeurs concernés. L'augmentation la plus spectaculaire concerne la liste provisoire 2025, où « 6 millions 272 013 électeurs sont en violation de l'article 7 du Code électoral, soit 70% d'identités incomplètes », selon le responsable du FPI.
La méthodologie du parti a consisté à analyser les listes électorales successives pour identifier les électeurs ne satisfaisant pas à ces critères d'identification. L'étude a ainsi examiné l'évolution des anomalies sur une décennie, depuis la liste de 2015 jusqu'à la liste provisoire dévoilée le 17 mars 2025 pour la prochaine présidentielle.
Les résultats présentés par le FPI indiquent une détérioration progressive de la qualité du fichier électoral. « En 2015, sur 6 millions 300 142 électeurs, on comptait 1 million 109 808 électeurs ayant des identités incomplètes, soit 18% », a détaillé Apollos Dan Thé. Pour le référendum constitutionnel de 2016, ce taux est passé à 21% avec 1,3 million d'électeurs concernés sur 6,3 millions d'inscrits.
La situation s'est aggravée lors de l'élection présidentielle de 2020, avec 30% d'identités incomplètes (2,2 millions sur 7,5 millions d'électeurs). Pour les élections municipales et régionales de 2023, le taux a atteint 34% avec 2,7 millions d'électeurs concernés. L'augmentation la plus spectaculaire concerne la liste provisoire 2025, où « 6 millions 272 013 électeurs sont en violation de l'article 7 du Code électoral, soit 70% d'identités incomplètes », selon le responsable du FPI.
Nature des anomalies identifiées
L'analyse du parti détaille les types d'irrégularités constatées dans le fichier. « Sur la liste électorale, il y a 470 877 électeurs, dont l'identité n'est pas suffisamment établie », a précisé Apollos Dan Thé. Ces électeurs n'ont pas fourni les informations complètes sur leur identité et celle de leurs parents, pourtant exigées par la loi.
Le vice-président du FPI a expliqué que sur le fichier électoral, « ces électeurs ont généralement pour nom ou prénom, nom et prénoms de leurs parents le vide (rien n'est écrit) ou bien les mentions suivantes : Inconnu, N, Pnd, Non déclaré, Inconnue, Non déclarée, Indéterminé, Indéterminée, ND, PND ». Ces indications ne respectent manifestement pas les critères établis par le Code électoral.
Pour renforcer son argumentaire, le FPI a également analysé l'évolution des anomalies parmi les nouveaux inscrits lors de chaque cycle électoral. Les résultats montrent une tendance inquiétante : « En 2010, sur une liste de 5 millions 725 720 électeurs nouvellement inscrits, seulement 100 636 avaient des informations incomplètes, soit 2% des électeurs », a indiqué Apollos Dan Thé.
Ce taux a progressivement augmenté : 4% en 2015, 6% en 2016, 13% en 2020, puis 26% en 2023. Paradoxalement, l'étude note une amélioration pour les nouveaux inscrits de 2024, avec seulement 8% d'identités incomplètes, ce qui contraste fortement avec le taux global de 70% sur l'ensemble de la liste.
Le vice-président du FPI a expliqué que sur le fichier électoral, « ces électeurs ont généralement pour nom ou prénom, nom et prénoms de leurs parents le vide (rien n'est écrit) ou bien les mentions suivantes : Inconnu, N, Pnd, Non déclaré, Inconnue, Non déclarée, Indéterminé, Indéterminée, ND, PND ». Ces indications ne respectent manifestement pas les critères établis par le Code électoral.
Pour renforcer son argumentaire, le FPI a également analysé l'évolution des anomalies parmi les nouveaux inscrits lors de chaque cycle électoral. Les résultats montrent une tendance inquiétante : « En 2010, sur une liste de 5 millions 725 720 électeurs nouvellement inscrits, seulement 100 636 avaient des informations incomplètes, soit 2% des électeurs », a indiqué Apollos Dan Thé.
Ce taux a progressivement augmenté : 4% en 2015, 6% en 2016, 13% en 2020, puis 26% en 2023. Paradoxalement, l'étude note une amélioration pour les nouveaux inscrits de 2024, avec seulement 8% d'identités incomplètes, ce qui contraste fortement avec le taux global de 70% sur l'ensemble de la liste.
Appel à des mesures correctives
Face à ces constats, le FPI estime qu'« il est nécessaire de faire une enquête approfondie pour comprendre comment la CEI a pu laisser passer de telles inscriptions sur la liste électorale ». Apollos Dan Thé a conclu que « les violations de l'article 7 du code électoral mettent en cause la qualité, la transparence et la fiabilité de la liste électorale ».
Le parti d'opposition affirme qu'« une liste électorale opaque ne peut aboutir à des élections transparentes » et réclame formellement « un audit indépendant » du fichier électoral. Cette demande intervient dans un contexte politique sensible, à l'approche d'une élection présidentielle considérée comme déterminante pour l'avenir de la Côte d'Ivoire.
La Commission électorale indépendante n'avait pas encore réagi officiellement à ces accusations au moment de la présentation de cette analyse par le FPI. Les prochaines semaines seront déterminantes pour évaluer l'impact de ces révélations sur le processus électoral en cours.
Le parti d'opposition affirme qu'« une liste électorale opaque ne peut aboutir à des élections transparentes » et réclame formellement « un audit indépendant » du fichier électoral. Cette demande intervient dans un contexte politique sensible, à l'approche d'une élection présidentielle considérée comme déterminante pour l'avenir de la Côte d'Ivoire.
La Commission électorale indépendante n'avait pas encore réagi officiellement à ces accusations au moment de la présentation de cette analyse par le FPI. Les prochaines semaines seront déterminantes pour évaluer l'impact de ces révélations sur le processus électoral en cours.