Un incident survenu mardi soir sur le plateau de la RTI provoque une onde de choc dans le paysage institutionnel ivoirien. Une représentante de la Commission Électorale Indépendante (CEI) a quitté un débat télévisé après seulement 34 minutes d'antenne, alors que l'émission devait durer 90 minutes.
Cette situation sans précédent a suscité une vive réaction de Vincent Toh Bi Irié, ancien préfet d'Abidjan, qui dénonce un manquement grave aux devoirs institutionnels envers les citoyens ivoiriens.
Cette situation sans précédent a suscité une vive réaction de Vincent Toh Bi Irié, ancien préfet d'Abidjan, qui dénonce un manquement grave aux devoirs institutionnels envers les citoyens ivoiriens.
Un manquement aux devoirs institutionnels
"L'État, ses représentants, ses démembrements, ses sections, ses agences, ont le devoir de répondre aux préoccupations des populations, quelles que soient les circonstances et les raisons", rappelle fermement Vincent Toh Bi Irié dans sa publication.
L'ancien préfet souligne particulièrement la gravité de la situation : "C'est une injure au peuple de Côte d'Ivoire que quelqu'un confirmé par l'État de Côte d'Ivoire, payé par les impôts de Côte d'Ivoire quitte une chaîne d'information publique, elle-même payée par les impôts du peuple de Côte d'Ivoire."
L'ancien préfet souligne particulièrement la gravité de la situation : "C'est une injure au peuple de Côte d'Ivoire que quelqu'un confirmé par l'État de Côte d'Ivoire, payé par les impôts de Côte d'Ivoire quitte une chaîne d'information publique, elle-même payée par les impôts du peuple de Côte d'Ivoire."
Un appel à restaurer l'autorité de l'État
"Si tout le monde fait ce qu'il veut dans ce pays, défie tout, déréglemente tout, où irons-nous, que bâtissons-nous ?" s'interroge Vincent Toh Bi Irié, appelant à des mesures concrètes pour préserver l'autorité de l'État.
L'ancien préfet préconise "une sanction claire et sans équivoque" pour ce type de comportement qui, selon lui, "affaiblit l'État et la perception de la capacité de l'État à protéger les populations." Cette prise de position interroge sur la nécessité de renforcer le cadre de responsabilité des représentants des institutions publiques.
L'ancien préfet préconise "une sanction claire et sans équivoque" pour ce type de comportement qui, selon lui, "affaiblit l'État et la perception de la capacité de l'État à protéger les populations." Cette prise de position interroge sur la nécessité de renforcer le cadre de responsabilité des représentants des institutions publiques.