La dissolution de la Commission électorale indépendante (CEI) est désormais réclamée par le Parti des peuples africains – Côte d'Ivoire (PPA-CI). Katinan Koné, président du Conseil stratégique et politique du parti de Laurent Gbagbo, a formulé cette demande lors d'une tribune organisée le 3 avril 2025, à six mois de l'élection présidentielle.
« J'appelle tous les partis politiques et tous ceux qui aiment ce pays à s'associer pour demander la dissolution de la CEI afin de préserver la paix sociale et la remplacer par une structure moins militante », a déclaré M. Koné Katinan lors de cette rencontre consacrée au thème « Le contentieux et les irrégularités sur la liste électorale provisoire : le RHDP (pouvoir) et la CEI prennent en otage la paix sociale. »
« J'appelle tous les partis politiques et tous ceux qui aiment ce pays à s'associer pour demander la dissolution de la CEI afin de préserver la paix sociale et la remplacer par une structure moins militante », a déclaré M. Koné Katinan lors de cette rencontre consacrée au thème « Le contentieux et les irrégularités sur la liste électorale provisoire : le RHDP (pouvoir) et la CEI prennent en otage la paix sociale. »
Les irrégularités dénoncées
Le PPA-CI justifie sa demande par plusieurs anomalies détectées dans la liste électorale provisoire. Selon Katinan Koné, l'analyse de la « Sentinelle anti-fraude électorale » du parti a recensé « plus de 6 millions de personnes ne remplissant pas les conditions de figurer sur la liste électorale ».
Parmi les irrégularités signalées, le responsable politique a mentionné la présence de « 2 000 personnes ayant plus de 160 ans » sur la liste électorale. Le parti dénonce également l'inscription d'étrangers et des incohérences comme « des enfants nés avant leurs parents ».
« Comment expliquer aux Ivoiriens que 6 millions de personnes sur les 8 700 000 ne remplissent pas les conditions d'être sur la liste électorale, des conditions qui sont fixées par la loi elle-même ? », s'est interrogé Katinan Koné. Il a également critiqué le processus de contentieux électoral, ouvert le 22 mars 2025, le qualifiant de « volontairement biaisé ».
Parmi les irrégularités signalées, le responsable politique a mentionné la présence de « 2 000 personnes ayant plus de 160 ans » sur la liste électorale. Le parti dénonce également l'inscription d'étrangers et des incohérences comme « des enfants nés avant leurs parents ».
« Comment expliquer aux Ivoiriens que 6 millions de personnes sur les 8 700 000 ne remplissent pas les conditions d'être sur la liste électorale, des conditions qui sont fixées par la loi elle-même ? », s'est interrogé Katinan Koné. Il a également critiqué le processus de contentieux électoral, ouvert le 22 mars 2025, le qualifiant de « volontairement biaisé ».
Le cas Laurent Gbagbo
La situation de Laurent Gbagbo, fondateur du PPA-CI, constitue un autre point de friction avec la CEI. « Le PPA-CI juge la position de la CEI illégale du fait que Laurent Gbagbo n'est pas sur la liste électorale », a affirmé Katinan Koné, ajoutant : « En l'empêchant d'être sur la liste électorale, la CEI n'a fait que le voie de fait ».
Suite à sa condamnation dans l'affaire de braquage de la BCEAO, Laurent Gbagbo a été radié du listing électoral. Bien qu'il ait bénéficié d'une grâce présidentielle, celle-ci n'annule pas la peine et une amnistie serait nécessaire pour sa réintégration sur les listes.
Katinan Koné a établi un lien direct entre cette situation et ce qu'il considère comme une proximité entre la CEI et le parti au pouvoir : « La Commission électorale indépendante est une quasi–délégation du RHDP. C'est pourquoi les deux ont signé un pacte anti-Laurent Gbagbo ».
Face à cette situation, le PPA-CI adopte une position ferme concernant la candidature de son président. Katinan Koné a souligné que le parti est « prêt à tous les combats, parce que c'est une question intransigeante et non négociable », annonçant ainsi un possible bras de fer avec les autorités.
Dans cette optique, il a appelé à une mobilisation des militants : « Nous appelons les militants du PPA-CI à démontrer cette intransigeance et cette non-négociabilité en se rendant massivement à Dabou les 11 et 12 avril 2025, lors de la Fête de la renaissance pour dire que là où le parti décidera que nous allions, nous irons ».
Cette prise de position du PPA-CI s'ajoute aux critiques déjà formulées par d'autres formations de l'opposition contre la CEI et le processus électoral en cours. Elle intervient dans un contexte préélectoral de plus en plus tendu, à l'approche du scrutin présidentiel prévu en octobre 2025.
Suite à sa condamnation dans l'affaire de braquage de la BCEAO, Laurent Gbagbo a été radié du listing électoral. Bien qu'il ait bénéficié d'une grâce présidentielle, celle-ci n'annule pas la peine et une amnistie serait nécessaire pour sa réintégration sur les listes.
Katinan Koné a établi un lien direct entre cette situation et ce qu'il considère comme une proximité entre la CEI et le parti au pouvoir : « La Commission électorale indépendante est une quasi–délégation du RHDP. C'est pourquoi les deux ont signé un pacte anti-Laurent Gbagbo ».
Face à cette situation, le PPA-CI adopte une position ferme concernant la candidature de son président. Katinan Koné a souligné que le parti est « prêt à tous les combats, parce que c'est une question intransigeante et non négociable », annonçant ainsi un possible bras de fer avec les autorités.
Dans cette optique, il a appelé à une mobilisation des militants : « Nous appelons les militants du PPA-CI à démontrer cette intransigeance et cette non-négociabilité en se rendant massivement à Dabou les 11 et 12 avril 2025, lors de la Fête de la renaissance pour dire que là où le parti décidera que nous allions, nous irons ».
Cette prise de position du PPA-CI s'ajoute aux critiques déjà formulées par d'autres formations de l'opposition contre la CEI et le processus électoral en cours. Elle intervient dans un contexte préélectoral de plus en plus tendu, à l'approche du scrutin présidentiel prévu en octobre 2025.