Marine Le Pen condamnée pour détournement de fonds publics © Crédit photo DR
La condamnation de Marine Le Pen pour détournement de fonds publics a été prononcée lundi matin par le tribunal de Paris. La présidente Bénédicte de Perthuis a entamé vers 10h20 la lecture du jugement concernant l'affaire des assistants parlementaires du Rassemblement National au Parlement européen.
La cheffe de file de l'extrême droite française, présente à l'audience en veste bleue au premier rang aux côtés notamment du vice-président du parti Louis Aliot, attend désormais de connaître sa peine. Le tribunal n'a pas encore précisé si elle sera frappée d'inéligibilité et si cette peine sera assortie d'une exécution provisoire, qui s'appliquerait immédiatement même en cas d'appel.
La cheffe de file de l'extrême droite française, présente à l'audience en veste bleue au premier rang aux côtés notamment du vice-président du parti Louis Aliot, attend désormais de connaître sa peine. Le tribunal n'a pas encore précisé si elle sera frappée d'inéligibilité et si cette peine sera assortie d'une exécution provisoire, qui s'appliquerait immédiatement même en cas d'appel.
Un système organisé selon le tribunal
Le tribunal a établi l'existence d'un "système" au sein du parti, impliquant les neuf eurodéputés poursuivis et leurs douze assistants. "Il a été établi que toutes ces personnes travaillaient en réalité pour le parti, que leur député ne leur avait confié aucune tâche", a déclaré la présidente du tribunal.
"Il ne s'agissait pas de mutualiser le travail des assistants mais plutôt de mutualiser les enveloppes des députés", a précisé la magistrate dans son verdict. Elle a également tenu à clarifier : "Que les choses soient claires : personne n'est jugé pour avoir fait de la politique, ce n'est pas le sujet. La question, c'était de savoir si les contrats ont reçu une exécution ou pas."
"Il ne s'agissait pas de mutualiser le travail des assistants mais plutôt de mutualiser les enveloppes des députés", a précisé la magistrate dans son verdict. Elle a également tenu à clarifier : "Que les choses soient claires : personne n'est jugé pour avoir fait de la politique, ce n'est pas le sujet. La question, c'était de savoir si les contrats ont reçu une exécution ou pas."
Les conséquences politiques potentielles
L'accusation avait requis à l'encontre de Marine Le Pen une peine de cinq ans d'inéligibilité avec exécution provisoire, cinq ans de prison dont deux ferme (aménageables), ainsi que 300.000 euros d'amende. Ces réquisitions, formulées au terme des deux mois de procès (30 septembre-27 novembre), avaient créé la surprise.
Dans un entretien accordé à La Tribune Dimanche avant le verdict, Marine Le Pen affirmait : "Je lis ici et là que nous serions fébriles. Personnellement, je ne le suis pas, mais je comprends qu'on puisse l'être : avec l'exécution provisoire, les juges ont un droit de vie ou de mort sur notre mouvement." Elle ajoutait : "Je ne crois pas qu'ils iront jusque là."
Une éventuelle inéligibilité immédiate pourrait bouleverser la stratégie du Rassemblement National pour l'élection présidentielle de 2027. Selon un sondage Ifop pour le JDD publié ce week-end, si une présidentielle se tenait aujourd'hui, Marine Le Pen arriverait largement en tête au premier tour, avec entre 34% et 37% des intentions de vote selon les candidats qui lui font face.
Dans un entretien accordé à La Tribune Dimanche avant le verdict, Marine Le Pen affirmait : "Je lis ici et là que nous serions fébriles. Personnellement, je ne le suis pas, mais je comprends qu'on puisse l'être : avec l'exécution provisoire, les juges ont un droit de vie ou de mort sur notre mouvement." Elle ajoutait : "Je ne crois pas qu'ils iront jusque là."
Une éventuelle inéligibilité immédiate pourrait bouleverser la stratégie du Rassemblement National pour l'élection présidentielle de 2027. Selon un sondage Ifop pour le JDD publié ce week-end, si une présidentielle se tenait aujourd'hui, Marine Le Pen arriverait largement en tête au premier tour, avec entre 34% et 37% des intentions de vote selon les candidats qui lui font face.