Le PDCI confirme son Bureau politique du 5 avril malgré les tensions judiciaires

Jeudi 3 Avril 2025

Malgré l'audience en référé reportée au 11 avril, le PDCI-RDA maintient son Bureau politique du 5 avril à Yamoussoukro. La direction du parti entend officialiser la candidature de Thiam.


Le PDCI confirme son Bureau politique du 5 avril malgré les tensions judiciaires © Crédit photo DR
Le PDCI-RDA maintient la tenue de son Bureau politique prévu ce samedi 5 avril 2025 à la Fondation Félix Houphouët-Boigny de Yamoussoukro, malgré les tensions judiciaires. Cette confirmation intervient après l'audience en référé qui s'est tenue hier au tribunal d'Abidjan et dont le verdict a été reporté au 11 avril 2025, comme l'a annoncé le porte-parole du parti, Dr Kouassi Brédoumy Soumaïla.

« Les ennemis de la paix ne pourront rien à la marche du PDCI-RDA vers la victoire en octobre 2025. Malgré les obstacles dressés çà et là, le Bureau politique aura bel et bien lieu », a-t-il écrit sur son compte Twitter. Un message qui s'adresse non seulement aux membres du Bureau politique mais aussi à l'ensemble des militants, appelés à une forte mobilisation sur la terre natale du père fondateur du parti.

Un enjeu électoral déterminant

L'importance de cette réunion réside dans la fixation de la date pour le choix du candidat du PDCI-RDA à l'élection présidentielle d'octobre 2025. Selon les informations disponibles, il s'agira « d'aller officialiser le choix du candidat, connu depuis le Congrès extraordinaire du 22 décembre 2023, qui a vu l'élection du président Tidjane Thiam ».

Cette démarche s'inscrit dans un contexte de vives tensions entre le PDCI-RDA et le parti au pouvoir. Lors des « Rendez-vous du RHDP » tenus récemment, le ministre d'État Kobenan Kouassi Adjoumani avait évoqué la notion d'inclusivité électorale, précisant que « l'inclusivité n'est pas par rapport à des individus » et citant l'exemple sénégalais d'Ousmane Sonko qui avait désigné un candidat de substitution.

Des tensions judiciaires persistantes

L'audience d'hier au tribunal d'Abidjan s'est déroulée dans un climat tendu. Plusieurs journaux, dont Soir Info, ont rapporté que « des députés du PDCI-RDA ont été bousculés », tandis que d'autres sources comme Le Bélier affirment qu'ils ont été « gazés ». Le Quotidien d'Abidjan a évoqué « des centaines de militants du PDCI qui ont assiégé le palais de justice ».

Face à ces événements, le porte-parole du RHDP a rejeté toute implication de son parti dans cette affaire. « Où est la place du RHDP ? Ce sont des militants du PDCI qui attaquent la direction de leur parti sous le prétexte qu'ils sont abusivement exclus », a déclaré Adjoumani, ajoutant que « ce n'est pas à la place publique » que les anomalies devraient être discutées mais « devant la commission en charge de gérer ces dossiers ».

Le PDCI-RDA appelle désormais à une mobilisation massive pour le Bureau politique de Yamoussoukro. « La période qui part de maintenant doit être le lieu de la mobilisation à travers tout le pays pour dire à qui veut l'entendre que le PDCI-RDA a le meilleur cheval », indique le communiqué.

Cette réunion intervient dans un contexte préélectoral de plus en plus tendu. Récemment, le ministre d'État Adjoumani avait conclu une conférence de presse par un avertissement : « Pour tout dire, au RHDP, nous sommes sereins. Nous sommes sereins et quelles que soient les attaques, quelles que soient les menaces, nous demeurons sereins. Seulement, ce que je voudrais demander aux autres, c'est qu'il ne faudrait pas allumer le feu et vouloir fuir le feu. Cette année, il ne sera pas question d'allumer le feu et de se déguiser pour sortir de la Côte d'Ivoire ».
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