Grève des enseignants ivoiriens les 3 et 4 avril 2025 © Crédit photo DR
La grève fonction publique prévue début avril en Côte d'Ivoire connaît un revers significatif. Plusieurs syndicats ont officiellement annoncé leur refus de participer au mouvement initié par l'IS-MENA et son leader Bli Blé, préférant poursuivre les négociations avec les autorités gouvernementales.
Lors d'une rencontre avec la Ministre d'État, ces organisations syndicales ont clairement exprimé leur volonté de privilégier la voie du dialogue, estimant que la confrontation ne constitue pas une approche constructive pour défendre les intérêts des fonctionnaires ivoiriens.
Lors d'une rencontre avec la Ministre d'État, ces organisations syndicales ont clairement exprimé leur volonté de privilégier la voie du dialogue, estimant que la confrontation ne constitue pas une approche constructive pour défendre les intérêts des fonctionnaires ivoiriens.
Une préférence affirmée pour le dialogue
Le Secrétaire Général du SYNESCI (Syndicat National des Enseignants du Second degré de Côte d'Ivoire), Monsieur Ekoun Kouassi, a clairement affiché sa position: "Nous avons confiance en notre Gouvernement et en Madame la Ministre d'État", a-t-il déclaré, avant d'ajouter que "le dialogue est la seule voie pour faire entendre nos préoccupations".
Cette déclaration a reçu un accueil favorable de la Ministre d'État, qui a rappelé les progrès réalisés lors de la deuxième trêve sociale en août 2022. Parmi ces avancées figurent "des primes et indemnités revalorisées, comme la prime ADO et l'indemnité contributive au logement, ainsi qu'une augmentation de l'allocation familiale". La Ministre a insisté sur le fait que "ces gains n'ont été obtenus ni par la pression ni par des grèves, mais par le dialogue".
Cette déclaration a reçu un accueil favorable de la Ministre d'État, qui a rappelé les progrès réalisés lors de la deuxième trêve sociale en août 2022. Parmi ces avancées figurent "des primes et indemnités revalorisées, comme la prime ADO et l'indemnité contributive au logement, ainsi qu'une augmentation de l'allocation familiale". La Ministre a insisté sur le fait que "ces gains n'ont été obtenus ni par la pression ni par des grèves, mais par le dialogue".
Des questions sur la légitimité du mouvement
La démarche de M. Bli Blé, leader de l'IS-MENA, suscite des interrogations dans le contexte actuel. Alors que des discussions sur les primes sont en cours avec le gouvernement, l'appel à la grève pose question sur le timing et les motivations réelles de cette action.
Des sources proches du dossier soulignent que la grève annoncée ne respecterait pas la procédure établie par la loi relative aux modalités de grève dans les services publics. Un autre point soulevé concerne la situation personnelle de M. Bli Blé, qui serait éligible à la retraite depuis le 31 décembre 2024, ce qui questionne sa représentativité actuelle des fonctionnaires en activité.
La Ministre d'État a exprimé "son espoir que la raison prévaudra parmi ceux qui projettent d'entrer en grève", les invitant à "revenir à la table des négociations pour maintenir la paix sociale en Côte d'Ivoire". Elle a également rappelé que "le dialogue n'a jamais été rompu", évoquant une réunion récente avec les syndicats signataires du préavis de grève.
Alors que l'échéance des 3 et 4 avril approche, cette division au sein du mouvement syndical pourrait affecter la mobilisation et l'impact de la grève annoncée par l'IS-MENA, tout en renforçant la position des partisans du dialogue comme voie privilégiée pour résoudre les revendications des enseignants.
Des sources proches du dossier soulignent que la grève annoncée ne respecterait pas la procédure établie par la loi relative aux modalités de grève dans les services publics. Un autre point soulevé concerne la situation personnelle de M. Bli Blé, qui serait éligible à la retraite depuis le 31 décembre 2024, ce qui questionne sa représentativité actuelle des fonctionnaires en activité.
La Ministre d'État a exprimé "son espoir que la raison prévaudra parmi ceux qui projettent d'entrer en grève", les invitant à "revenir à la table des négociations pour maintenir la paix sociale en Côte d'Ivoire". Elle a également rappelé que "le dialogue n'a jamais été rompu", évoquant une réunion récente avec les syndicats signataires du préavis de grève.
Alors que l'échéance des 3 et 4 avril approche, cette division au sein du mouvement syndical pourrait affecter la mobilisation et l'impact de la grève annoncée par l'IS-MENA, tout en renforçant la position des partisans du dialogue comme voie privilégiée pour résoudre les revendications des enseignants.