La Côte d'Ivoire taxée à 21% par les nouvelles mesures de Trump © Crédit photo DR
Les droits de douane américains frappent désormais 50 pays africains, dont la Côte d'Ivoire taxée à hauteur de 21%. Le président Donald Trump a mis en application cette mesure protectionniste annoncée durant sa campagne, qui vise à réduire le déficit commercial des États-Unis et à répondre aux pays imposant des taxes sur les produits américains.
L'administration Trump justifie cette décision par le niveau des taxes ivoiriennes sur les produits américains, estimé à 41%. Ce nouveau barème tarifaire s'inscrit dans une politique plus large touchant 180 pays au total, avec des taux variant de 10% à 50% pour les nations africaines, indépendamment de la fragilité de leurs économies.
L'administration Trump justifie cette décision par le niveau des taxes ivoiriennes sur les produits américains, estimé à 41%. Ce nouveau barème tarifaire s'inscrit dans une politique plus large touchant 180 pays au total, avec des taux variant de 10% à 50% pour les nations africaines, indépendamment de la fragilité de leurs économies.
Impact sur les économies africaines
Le tableau des tarifs douaniers publié par la Maison Blanche révèle une grande disparité dans le traitement des pays africains. Le Lesotho subit le taux maximal de 50%, suivi par Madagascar (47%) et Maurice (40%). La Côte d'Ivoire se situe dans la moyenne avec 21%, au même niveau que la Namibie.
L'Afrique du Sud, premier partenaire commercial africain des États-Unis, est taxée à 30% avec une surtaxe de 25% sur son secteur automobile. Ce secteur, représentant des exportations de 2 milliards de dollars, pourrait subir des conséquences économiques substantielles.
L'économiste sénégalais Meissa Babou analyse cette situation : « Ces mesures marquent une rupture significative avec l'African Growth and Opportunity Act (AGOA), un accord commercial de longue date visant à soutenir le développement africain en offrant un accès préférentiel aux marchés américains. Et donc, ce sera dramatique pour les produits ou exportateurs qui s'étaient spécialisés sur ce marché américain ».
Les pays soumis au taux minimal de 10% comprennent de nombreuses nations d'Afrique de l'Ouest comme le Ghana, le Sénégal, le Mali et le Togo, mais aussi des pays d'Afrique de l'Est comme le Kenya et l'Éthiopie.
L'Afrique du Sud, premier partenaire commercial africain des États-Unis, est taxée à 30% avec une surtaxe de 25% sur son secteur automobile. Ce secteur, représentant des exportations de 2 milliards de dollars, pourrait subir des conséquences économiques substantielles.
L'économiste sénégalais Meissa Babou analyse cette situation : « Ces mesures marquent une rupture significative avec l'African Growth and Opportunity Act (AGOA), un accord commercial de longue date visant à soutenir le développement africain en offrant un accès préférentiel aux marchés américains. Et donc, ce sera dramatique pour les produits ou exportateurs qui s'étaient spécialisés sur ce marché américain ».
Les pays soumis au taux minimal de 10% comprennent de nombreuses nations d'Afrique de l'Ouest comme le Ghana, le Sénégal, le Mali et le Togo, mais aussi des pays d'Afrique de l'Est comme le Kenya et l'Éthiopie.
Alternatives et perspectives
Face à cette nouvelle donne commerciale, les options pour les pays africains semblent limitées. Meissa Babou déconseille une réponse par des mesures similaires : « Si on suit cette logique, nous allons créer chez nous une inflation intérieure parce que l'augmentation de 10% des droits risque quand même de créer une flambée des prix chez nous. Et donc, je crois que ce n'est pas très intelligent de vouloir suivre Donald Trump dans cette logique de guerre commerciale ».
L'économiste suggère plutôt de réorienter les exportations vers d'autres marchés : « Il pourrait exister des moyens de contourner le marché américain, à condition que les exportations, même si elles sont considérables, puissent être redirigées vers d'autres zones économiques, comme l'Asie ou l'Europe ».
Toutefois, il souligne les obstacles à cette réorientation : « Les avantages dont bénéficiaient les Africains grâce à l'AGOA ne se retrouvent pas en Europe. En effet, les normes commerciales européennes, souvent très exigeantes en matière de qualité des produits, représentent un obstacle majeur ».
La Chine pourrait constituer une alternative viable pour les exportateurs africains selon l'économiste, qui note qu'avec « une économie puissante et une population immense qui consomme presque tout, la Chine pourrait représenter une nouvelle voie prometteuse pour les exportateurs africains ».
Ces nouvelles taxes surviennent dans un contexte où l'administration Trump a également réduit l'aide américaine à l'Afrique et démantelé l'USAID, marquant un changement notable dans les relations économiques entre les États-Unis et le continent africain.
L'économiste suggère plutôt de réorienter les exportations vers d'autres marchés : « Il pourrait exister des moyens de contourner le marché américain, à condition que les exportations, même si elles sont considérables, puissent être redirigées vers d'autres zones économiques, comme l'Asie ou l'Europe ».
Toutefois, il souligne les obstacles à cette réorientation : « Les avantages dont bénéficiaient les Africains grâce à l'AGOA ne se retrouvent pas en Europe. En effet, les normes commerciales européennes, souvent très exigeantes en matière de qualité des produits, représentent un obstacle majeur ».
La Chine pourrait constituer une alternative viable pour les exportateurs africains selon l'économiste, qui note qu'avec « une économie puissante et une population immense qui consomme presque tout, la Chine pourrait représenter une nouvelle voie prometteuse pour les exportateurs africains ».
Ces nouvelles taxes surviennent dans un contexte où l'administration Trump a également réduit l'aide américaine à l'Afrique et démantelé l'USAID, marquant un changement notable dans les relations économiques entre les États-Unis et le continent africain.